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 Le chant du sabre

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Vanita

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Messages : 1
Date d'inscription : 04/01/2016

MessageSujet: Le chant du sabre   Jeu 28 Sep - 20:00

À rebours dans les sables du temps, il y a de cela cinq hivers, le ciel fut avalé par Ombre et Éther. Solitaire et blanche, pourfendant les miasmes insidieux, le monde n'aurait connu du lendemain que des cendres brulantes, n'eusse été de la lune tentant de s'arracher à la nuit, d'un spasme d'une puissance antédiluvienne. Ou était-ce plutôt le fait de cette silhouette féminine, aux épaules trop frêles pour ne pas avoir été tout juste arraché au berceau de l'innocence? Sans lumière, son portrait lointain et blafard irradiait, résonant au diapason avec l'astre indissociable. N'eusse été d'elle... N'eusse été de son regard qui avait plongé vers la terre brisée en contrebas, interrogeant l'essence même de la vie. N'eusse été de ses yeux qui avait plongé vers le ciel d'encre, cherchant désespérément l'avenue de l'inévitable.

----

Tu es l'essence de sa vanité, celle d'un Dragon Primordial, celle d'un dieu. Tu connais son visage, mais ne connais son nom, cependant tu le sais aussi vrai que le sabre que tu tiens dans tes mains, un cadeau de sa part, une épine de son échine ou peut-être un croc, tu ne le sais pas et cela t'es bien égal. De lui tu ne sais rien de plus, de lui, tu ne veux rien savoir de plus.

Parfois tu as l'impression de ne même pas savoir qui tu es ou encore ce que tu es; tu te sens détaché de ton corps, tu deviens impersonnel à la manière d'un observateur, ou d'un narrateur, tu vois le monde de haut, tu traverses les évènements sans vraiment les vivre; tu ne ressens alors plus le moindre besoin matériel ou physique, alors que dans ton dos, son regard te suit à chaque instant. Tu te sais interpellé par ce que tu entends, vois, sens et touches, mais depuis ta bulle narrative, tu ne ressent véritablement rien jusqu'à ce que...

Jusqu'à ce que j'ai l'impression de réintégrer mon corps. Je marche alors, les deux pieds sur terre, vivant parmi les autres; achetant un pain ici; prenant un lit dans cette auberge-là; demandant mon chemin à cette personne-ci; alors, je vis, pleinement et sainement à l'intérieur de mon enveloppe. Je ne sens pas son regard, n'y sa présence, mais la chaleur et le froid, la faim et la fatigue, eux, je les ressens. Je ne peux m'expliquer cette sensation. Je sais que certains évènements me font basculer d'un monde à l'autre, mais définitivement, je ne peux l'expliquer. Peut-être le sait-il?

Tu sais qu'il le sait, tu le sais, mais tu ne veux pas lui demander, tu préfère l'oublier, faire comme s'il n'a jamais existé, comme s'il n'est qu'un personnage de ces affreux cauchemars que tu fais souvent la nuit, quand tu décides, parfois, de dormir.

Cela m'inquiète. Cela m'effraie.

Mon coeur bat à tout rompre quand je lève les yeux au ciel, cette fissure que Dikaios et moi voyons, mais que personne d'autre ne voit. Cette fissure grandit de jour en jour. Le vertige me prend...

Tu crois voir son oeil. La fissure n'en est pas une, non, elle est l'un de ses yeux. Il te regarde. Il te nargue. Tu te ressaisis et saisis le manche de ton sabre blanc. Ils arrivent.

Je ne tremble pas, je vibre. Je suis plus forte qu'eux, bien plus forte... Son sang coule dans mes veines aussi surement que ma rage s'abattra sur eux d'un instant à l'autre.

C'est alors que tu, non, que je vois la fissure s'ouvrir, l'espace d'un instant je vois sa pupille et puis... nuit noire.

Le ciel se révulse dans un ultime spasme de désespoir, comme si mue d'une volonté propre, il tentait par tout les moyens de rejeter ce qui ne doit pas être, ce qui n'est pas à sa place ici: des Dragons, des centaines de Dragons.

J'entends sa voix et mes perceptions changent. De justesse je m'agrippe à mon corps et resserre mon étreinte matérielle, sur moi-même et sur lui, ce sabre qui vibre, alors que mes mains sont immobiles. Il chante ce sabre. Il chante quand il a soif.

Mon bras et ma tête se lèvent en signe de défis, alors que toute de blanc vêtue je me m'apprête à repeindre Gaïa de rouge. Je souris à cette pensée, montrant toutes mes dents, tous mes crocs, tel un animal enragé prêt à arracher des membres d'un simple coup de mâchoire.

Noir comme la nuit sont mes ailes, noir comme le ciel révulsé.

Le sol se fracture sous l'impact et je m'élance dans les airs à une vitesse vertigineuse.

Ton sabre s'abat sur une créature de pierre, de son corps jaillit des flots de rubis. Aucune résistance. Les bêtes à proximités se retournent pour t'observer, inquisiteurs, leurs yeux semblent demander qui tu es. La réponse est simple.

Je suis Vanita, l'essence même d'un dieu, celle d'un Dragon Primordial.

-----

Rien que nous puissions faire n'aurais empêché cette pâle silhouette blanche de faire voler ce monde en éclat. Non...

Elle allait dévorer le monde.
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Glas

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Messages : 1
Date d'inscription : 29/09/2017

MessageSujet: Re: Le chant du sabre   Mer 11 Oct - 5:10

Vous voyer la journée était magnifique, le temps était dégagé, sans nuages. Une journée parfaite, sur la colline, une belle couverture en lin, sur elle un motif de damier rouge et noir. Sur la couverture, une miche de pain fraîche, des grappes de raisins, une roue de fromage entamée et tout près, une outre en peau, dont le bouchon de liège laissait échappé une odeur douceâtre de vin rouge. Un cépage charmant, touche fruitée, arrière goût d'agrumes. Une journée magnifique pour un pique-nique, une journée de plus, une journée banale.

Le temps s'écoulait aussi paresseux que l'homme couché sur la couverture, allangui dans une posture suggestive, un peu comme les représentations de marbres des anciens dieux élémentaires. Peau pâle, mains délicates, avec câles drôlement positionner sur les paumes, cheveux gris pâle, presque blanc, des traits faciaux aquilin, une apparence à mi-chemin de l'homme et de la femme. Dans ses mains, un ouvrage, un livre, que dis-je un grimoire, dont la couverture possèdait un relief inoubliable, comme un visage, un visage souriant. Un visage inquiétant. Pour tout vous dire, ce livre était affreusement laid!

Oui, c'était une belle journée définitivement! Oui mais, pas pour l'homme. S'il y avait eu pour autre témoin, que les brins d'herbe fouetté par le vent, assurément ces témoins inexistants, l'aurait entendu pousser des soupirs. Sa posture, toute avachie, soit-elle laissait à penser que s'il avait pu, il se serait laisser avaler par le sol. En effet, la vie semblait lui peser, un peu comme le poids des âges pèse parfois sur le vieillard. Ses yeux dans le vague, laissait cette impression un peu amère de désinvolture.

Il se parlait à voix haute et pourtant même pour un observateur averti, il ne semblait y avoir personne près de lui.

- Quelle journée horrible qu'en penses-tu Geata? Je jongle depuis un moment à retourner à l'académie. Mais, je sais bien que je m'y ennuierais à mourir de toute façon! Ah! Ces douzes cercles, quelle mauvaise blague! L'enseignement d'une vie qu'ils disaient, les études pertuelles, qu'ils promettaient! Tout ceci à été bien décevant, quelle magnifique rencontre ce fut cependant, lorsque toi et moi, nous avons fait connaissance! Pffft! Du passé que cela, aujourd'hui, cette excitation, me manque!

De nouveau il avait soupirer.

L'homme avait changé de posture, car cela faisait déjà un long moment que son immobilité lui était incomfortable. Momentanément, il avait refermer le grimoire, puis s'était étiré en regardant un point loin sur l'horizon, un point qui avait sembler se rapprocher. Une forme, qui sur la ligne de l'horizon, battait assurément des ailes. Une forme qui avait semblez faire parti, d'une espèce de nuée. Les yeux de l'hommes avaient alors papillonée rapidement sur la ligne bleu, qui formait le ciel. La vivacité retrouvé, il s'était redresser lentement, son calme ennui, étant remplacer alors, par une vive curiosité.

Était-ce, des oiseaux que ces prunelles intéressées, avaient fixées? Ou bien autre chose?  Les créatures, qui étaient dans la distance, de la taille d'un albatros, avaient grandies. Et c'était avec la candeur de l'enfant, que notre homme, s'était émerveillé devant la plus grande envolée de dragons, qu'il eut jamais vu! Et cette fois là, impérieux, il avait sommer son compagnon invisible de se manifester à ses côtés.

- Geata! Rejoint moi! Et porte attention veux-tu? Il y avait longtemps que je n'en avait pas vu autant. Tu as perçu un changement dans les éléments autour? Je me demande comment une telle quantitée de créatures à put franchir le voile entre nos dimensions. Enfin quelque chose d'intéressant, laissons les venir à nous! Finalement, il semble que cette journée, seras bonne à quelque chose!

Dommage, qu'à ce moment précis nul n'eut assisté à ce qui se produisi par la suite. Le grimoire, qui depuis que son porteur l'avait refermé flottait au-dessus du sol, s'était subitement mis à trembloté, à vibrer, comme pour répondre aux propos de son humanoide comparse. Ses contours devenues floues, le grimoire s'était ensuite lentement étiré, épaissi, puis métamorphoser en un pantin, aux allures vaguement humaine.

Lorsque le grimoire eut cessé de trembloter, ce qui lui servait de visage grimaça, en une parodie de sourire ravi, à la vue du ciel de plus en plus obscurci par les dragons. Le pantin, avait ouvert sa bouche grotesque aux contours déchiquetés, laissant ainsi une voix grinçante résonner autour, rajoutant par le fait même à l'aura inquiétante de sa forme actuelle.

- OH! Tu as raison. En voilà un bien grand nombre! HahaHa! Je sent quelque chose de débalancé, une brèche et une très vaste! Trop tôt et trop loin d'elle cependant pour te dire quel élément domine. Et ssssi, nous nous rapprochion! Ce serait tellement...


La phrase était en rester en suspend, comme une menace, ou mieux encore, comme une promesse. Notre homme, ancien disciples des douze cercles, avait caressez de la pensée, l'idée de presser son avancé vers l'horizon. Mais il était curieux, une petite voix s'était faite insidieuse, en lui. Lui soufflant de prendre patience. D'attendre son heure, de laisser souffler, librement les vents du temps. De laisser venir à lui la progéniture des cieux, de laisser venir à lui la bienvenue distraction de la journée. Décidément, il avait cette impression, que tout vient à point à celui qui sait attendre sans pression.

Au loin, il lui avait sembler voir autre chose, une forme, une silhouette qui n'avait bien sûr rien de draconique. Aussi avait-il résolu de laisser les dragons, le surplombé et pour sa part, il en avait profiter pour danser. Oui car, pourquoi se contenter de regarder lorsque l'on peut s'affairer?

- Aller Geata, danse! Danse avec moi! Et profitons tous deux de ce moment prévilégié!

Avait-il dit. Tout en prenant les mains de son pantin, de son grimoire, pour danser quelques pas chassé alors que le sol et son pique-nique s'embrasait sous le souffle infernal d'un reptile ailé aux couleurs rubis.

Il avait, ensuite voltigé sur place en effectuant moult cabrioles grotesque, pour évité un coup de griffe de haut en bas, puis effectué un pas de côté, laissant de là, un torrent de flammes l'évité! Sa danse, devait avoir semblé, folle et tout à la fois calculé De près ont aurait presque pu croire que notre ami, s'amusait comme un petit fou!

L'ennui, s'était envolé, ses pas de danse s'étaient affolées et sa concentration, s'était nonchalement dirigé, vers la silhouette, qui dans la distance, semblait, elle, vouée un corps à corps passionné aux dragons affairés! Son attente, était terminé, mais son périple lui, venait simplement de commencer! D'un seul élan, il avait bondi en avant, éventrant d'un bras le dragon rubis qui l'avait chargé en rase-motte, pour ensuite abandonné, le pauvre reptile à son agonie.

- Viens Geata! Nous devons y aller! Nous sommes attendus. Par une personne qui ne sait pas encore que nous sommes en visite! Ha ha! La journée s'annonce agréable.

Son sourire, s'était élargi et son rire, avait retenti avec vivacité! Car, oui, c'était un bon début!
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