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 L'enfer c'est sur terre!

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MessageSujet: L'enfer c'est sur terre!   Jeu 29 Sep - 5:18

Novembre 1914 à Ypres

Nous avions l'avantage, depuis le début nous avions pris l'initiative. La ville était rapidement devenu la nôtre. Une petite victoire pour une guerre que beaucoup ne comprennent pas encore. Puis l'enfer, une cascade ininterrompue d'obus, le feu, les cris, la douleur, la peur! Une force écrasante venant du ciel. Des ordres aussi inutiles que fugacement lancé par des officiers mort plus vite, que l'assourdissant coup de tonnerre de l'obus explosant sur le sol.

Un déluge de feu à nulle pareil, pire que nos cauchemars biblique les plus fous! Face à nous des tranchées profondes, le nombre n'importe plus. C'est l'enlisement. Que vous racontent les journaux aux pays? Que nous sommes les meilleurs, les mieux équipé? Les mieux entraînés peut-être? J'aimerais pouvoir dire que je me souci encore de ce que cela veut-dire...

J'aimerais croire encore à une guerre rapide, à un idéal juste. Mais tous les idéaux du monde ne pèse pas lourd devant la stupidité des hommes.

J’exécute les ordres.

-RECHARGEZ! VISER! TIREEERR!

Le cycle se répète aussi longtemps que l'arme dispose de munitions. Aussi longtemps que le soldat dispose d'énergie. La nourriture est morne, si vous saviez seulement ce qu'il en ait! Ah, peut-être le savez-vous après tout? Un peu comme le soldat apprend à respecter l'effroyable et les obus 75 mm. Un peu comme le clochard respecte l'homme bien né, tous les soldats apprivoisent l'illusion de la victoire dans la ration quotidienne du pain militaire!

Quelle farce! À qui la prochaine médaille de bravoure pour avoir perdu la vue en raison du gaz moutarde, à qui la croix de fer pour service rendu? L'hiver approche, aussi vrai que nos positions sont statique. Le froid engourdit doucement les sens. Insidieux. Ils nous disent que nous sommes ici pour vaincre, nous sommes ici en vain...

Quand la nuit tombe, le poids de la dernière année de combat pèse lourd sur nos épaules comme la chape de ténèbres qui englouti peu à peu le soleil frisquet sur l'horizon. Les corvées commence, creuser ici, étayer là-bas, ramper dans le no man's land pour renforcer les barbelés...

Prier pour ne pas être abattu au cœur de la nuit, par une arme anonyme, écrasé par la machine de guerre insensible qui pousse les hommes au suicide collectif. Les jours se succèdent et se ressemblent. Nous les dominons, ils ont peur, nous sommes nombreux, mais immobiles plus menaçants que dangereux.

Pourtant, ils restent, ils campent, ils tirent, ils refusent notre présence. Je les hait, pourquoi n'abandonnent-ils pas? J'ai peur de la mort et eux alors? Pourquoi ais-je été volontaire? Cette ville est donc si importante? Je ...

La lettre devient illisible, maculé de boue, de sang croûté et séché. La main calleuse, qui tient la feuille tremble légèrement, comme fatigué, éreinté du poids du désespoir. Un nuage de buée, le temps de l'expiration, quelques pas qui font grincer la neige. Un souffle court, humide et tiède sur des mains raidies de froids.

Au-dessus de cette tête, un blizzard qui ne discontinue pas, murmure constant, comme un silence bruyant d'attente. Une odeur se distingue par vague, entre deux rafales de vents, celle de la mort. Le regard se porte plus avant dans une tranchée anonyme évitant par réflexe les corps, parfois encore fumant, de soldats morts ou agonisant. Et une pensée absurde, qui prend forme de mots:

-Quelle date sommes-nous déjà?

Des mots prononcé dans un souffle, audible des seuls cadavres, vestiges anonymes de l'absurdité.
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Dice
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MessageSujet: Re: L'enfer c'est sur terre!   Jeu 29 Sep - 22:42

N'entendez-vous donc pas les cloches monsieur?

Je tire, je recharge. Il tire, il recharge. Tu tires, tu recharges. Nous tirons, nous rechargeons. Vous tirez, vous rechargez. Ils tirent, ils rechargent. La monotonie frappe. Les douilles qui retombent sur le sol. Elles résonnent, les cloches.

Je les entends.

N'écoutez-vous donc pas les trompettes monsieur?

Les ordres se donnent et se perdent. Depuis longtemps plus personne ne court, lettre à la main, pour porter les messages. Les messagers? Morts. Plus personne ne court. Plus personne n'enjambe les murs de cadavre, alors ils poussent leurs derniers souffles dans les instruments de cuivres, mais que peuvent-ils bien nous dire? Je ne serais dire, mais un officier le pourrait. Monsieur, les officiers sont morts. C'est vrai, ils sont morts. Elles résonnent, les trompettes.

Je les écoutes.

Ne voyez-vous donc pas la blanche lumière dans la nuit, monsieur?

Au creux de ces tranchées, de nos maisons, de nos tombes, la blancheur de la neige ne reflète que le noir. Est-ce bien le moteur d'une avion que nous entendons? Le sifflement d'un obus? Encore combien tomberont avant que la nuit se change en jour? Je vois le sang, je vois la neige, tout s'illumine. Elle brille, la blanche lumière dans la nuit.

Je la vois.

Ne distinguez-vous donc pas les ombres qui reculent et qui s'allongent, monsieur?

Le jour n'est pas pour rester, pourtant les journées s'allongent et nos vies reculent. Les ombres se dispersent quand la blanche lumière disparaît. Au fils des jours, au fil des pluies de feu, je les vois... Elles reculent et s'allongent, les ombres.

Je les distingues.

Ne goûtez-vous donc pas la peur, monsieur?

Dans cette bouche il y a mon sang, de la poussière, votre sang, de la terre, ton sang. J'humecte pour ne goûter encore que la terre et toujours plus de sang. Est-ce cela le goût de la peur? Ai-je peur? Oui, évidemment, j'ai peur. Elle goûte, la peur dans l'air.

Je la goûte.

Ne dégustez-vous donc pas la tiédeur de la mort, monsieur?

Ma gorge est emplie de sang et de peur, puis-je non seulement goûter autre chose que la fin des miens? Vous avez sans aucun doute raison, la peur de la mort n'est-ce pas? Ainsi tout est lié. Elle court sur la langue, la tiédeur de la mort.

Je la déguste.

Ne touchez-vous donc pas à votre visage meurtrit par le vent d'hiver, monsieur?

Mon visage est une crevasse caverneuse. Mes doigts se cognent contre les angles, un pic de glace, trois cavernes, certaines brillent, l'autre avale. Mes doigts se cognent... Il est meurtri, mon visage par le vent d'hiver.

Je le touche.

Ne caressez-vous donc pas la terre brûlée de vos doigts glacés, monsieur?

Brûlante de froid, brûlée par le feu, mes mains se collent et fondent à la surface, pourtant je n'ai pas mal, pourtant je n'ai plus mal depuis... depuis quand? Elle est brûlée, cette terre que je touche de mes doigts glacés.

Je la caresse.

Ne sentez-vous donc pas l'odeur de l'air stagnante, monsieur?

Les vers ont déjà cessé de manger les défunts. Les vivants, y à t-il seulement encore des vivants, ne bougent plus depuis... depuis quand? Quelle date sommes-nous déjà?

Oui, oui, je la sens... l'odeur stagnante.

Ne sentez-vous donc pas monsieur?

Qu'est-ce que je sens? Oui, je sens, mais c'est différent. Quelque chose à changer n'est-ce pas? Quelque chose... Les questions changent n'est-il pas? N'ai-je pas raison?

Je sens, mais...

Monsieur? Monsieur?

-La date? Ah oui! La date. Attendez, la date? Ahahahahaha! La date! Mais oui! La date! N'entez-vous donc pas monsieur? Ne voyez-vous donc pas monsieur? Ne goûtez-vous donc pas monsieur? Ne touchez-vous donc pas monsieur? Ne sentez-vous donc pas monsieur? Vos sens monsieur, vos sens vous parlent! N'est-ce pas la merveilleux? Nos sens nous parlent. Voulez-vous savoir ce qu'ils nous disent monsieur? Bien sûr... Bien sûr... J'ai si froid...

Voulez-vous savoir monsieur? Que voulez-vous savoir? La date. La date monsieur. Nous sommes perdus n'est-ce pas? Si vous voulez le savoir monsieur, vous n'avez qu'à user de tous vos sens.

-Devant nous monsieur, devant nous les vestiges de l'insignifiance humaine! Ahahahaha! Devant nous! Devant nous! La date, ne sommes-nous pas en novembre 1914? Les vestiges monsieur. Dieu pardonnez-nous notre insignifiance. Pardonnez-nous Dieu... Dieu... Notre insignifiance.

Derrière nous la vie n'est-ce pas? Mes sens... Quelle date déjà? 1914. 1914! Ahahahaha! Oui! Mes sens, mes sens, Dieu, la vie, le reste, tout à un sens... Un sens? Un sens!

Il respire.

Il tire.

Personne ne recharge.


-Dieu... La folie. Combien?

Un autre monsieur. Un autre a été emporté.

-Dieu. Maudite folie... Nous sommes si peu à rester sains. Quelle date sommes-nous déjà?... Je ne sais plus. Ô Dieu... Non, pas encore. Cet enfer! Cet enfer! Le diable n'est pas en enfer! Cet enfer c'est... c'est la terre. Cette terre brûlée par le froid et le feu, c'est ça l'enfer! Dieu comme nous sommes petits! Dieu, comme nous sommes insignifiants! Dieu...

Notre insignifiance.
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Vanité
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MessageSujet: Re: L'enfer c'est sur terre!   Mer 14 Déc - 22:09

- SERGENT DAVIS! SERGENT DAVIS! VITE IL FAUT PARTIR IMMÉDIATEMENT, TOUTE LA SECTION EST S'EST DESCENDRE! ILS ARRIVENT!

Avait hurler le capitaine dans ma direction. J'avais eu grand peine à émerger de ma torpeur. Le sommeil dans les tranchées peinait à me venir parfois. Mais vous savez comme on dit, tout vient à point à qui sait attendre! J'aurais, grandement apprécié avoir eu le plaisir de dormir davantage.

Vous vous demandez peut-être, pourquoi on m'appelait moi plus qu'un autre? Vous savez c'est une question intéressante. Si j'en avais la réponse, cela me ferait grand plaisir de vous répondre. À la guerre comme à la guerre, disait ma grand-mère! Quelle ironie! De toute façon, raison ou pas j'avais un ordre à respecter. Les rêves seraient pour plus tard.

Je n'avais pris que quelques secondes pour me remettre sur mes pieds, qui fatigué, avaient glissé légèrement dans la boue. À peine, retrouver mon équilibre, que l'on m’avait empoigner au coude gauche pour m'entraîner au pas de course, dans des tranchées bourbeuses. J'avais réalisé à rebours, que mon capitaine avait continuer de me crier dans les tympans. Je l'avais regarder, formé des mots inaudibles, couvert par un chuintement suraiguë. Et lentement, à mesure que les bruits assourdit des tirs et des explosions étaient revenus, j'avais de plus en plus comprit le sens des expressions que sa bouche affichait.


- (...) FRONT! DAVIS? DAVIS? SERGENT DAVIS?! BORDEL DE MERDE! C'EST UNE CHANCE QUE JE SOIS VENU VOUS CHERCHER FINALEMENT!

- Que... que voulez-vous dire? Je...

Ma voix faible interrompue par un violent choc avait fait trembler le remblais gauche, je m'étais retrouver par terre de nouveau et cette fois bien conscient! Je sentais encore la poigne lourde d'une main sur mon coude. Vu la violence du choc, j'avais hésité grandement à regarder le capitaine. Il avait dû se passer de longues minutes, parce que lorsque je m'étais enfin décider à regarder mon supérieur, mes jambes étaient engourdies et douloureuses, d'avoir été trop longtemps comprimées.

Et pour cause, une grande partie du remblais de la tranchée, s'était littéralement effondré sur moi. Et du capitaine, n'avait subsisté qu'un bras arraché, presque exsangue. On aurait dit un bras de poupée de chiffon. Je m'étais accrocher à cette image, trop content de ne pas avoir à affronter la triste réalité. J'entendais au loin, les sifflements terrifiant des mortiers, les explosions de plus en plus proches et aussi, un bruit métallique, plus constant. Presque anormal, un peu comme une cadence. Je m'étais concentré sur ce dernier, en tentant de faire abstraction totale des autres sons, y compris de mon acouphène résiduelle.

Je n'avais pas eu à attendre bien longtemps, le son, désormais plus proche que jamais, n'avait rien confirmé de plus, que sa propre existence et n'avait rien éveiller de nouveau dans ma quête de son identification. C'est seulement lorsque qu'une immense forme métallique à chenille m'avait surplombé, que j'avais enfin compris ce qui se passait. Ce qui allait se passer, c'est que j'allais mourir avais-je songé! J'avais vu les chenilles métallique, broyé la terre auparavant, mais aussi broyer des hommes.

Si ce blindé me roulait dessus, tout serait terminé, enfin terminé avais-je pensé. Durant ce cours instant suspendu, alors que le blindé allais me tomber dessus, je n'avais rien ressenti, si ce n'était, que du soulagement. Puis, comme si de rien n'était, les chenilles étaient passées de part et d'autre de moi. M’oppressant, sous la montagne de fer et de rouage, en m'étouffant presque, tant l'espace sous lui était réduit. Et je l'avais senti, oui l'huile, mais aussi la peur, sournoise. Et dans le froid de l'automne, j'avais aussi senti tout près, presque moqueuse, la main de la mort m'effleurer une joue. À moins que cela n'eut été le ventre métallique de la machine de guerre…

J'avais retint mes sanglots, l'espace de quelques secondes, qui m'avaient parus comme une éternité. Sans surprises et sans s'arrêter, le blindé était reparti, s'évanouissant, de l'autre côté de la tranchée fracturé, tout en continuant de faire pleuvoir un déluge de feu et plomb sur mes camarades. Mon pantalon était mouillé, comme quand j'avais trois ans. J'avais ressenti une telle peur, que je n'avais même pas honte.

J'avais senti, cette chaleur qui aurait du être repoussante entre mes cuisses et elle me réconfortait presque, me faisant oublier que j’étais bien loin de ma mère et de la maison, loin de mon enfance idyllique. À moitié enterré dans une tombe à ciel ouvert, au bout du monde, le ciel couvert de flash de lumières orangée j'avais eu la sensation folle d'être chez-moi. Et j'étais rester là, immobile, les bras ouvert, couvert de boue et de mon propre sang, qui avait coulé d'une coupure au front. Du ciel, j'avais du ressembler, à une caricature absurde de Jésus.

Ma couronne de ronces avait été de terre, ma croix avait été de fer, mes clous avaient été des balles et ma souffrance avait été soulagement. Les explosions et les tirs, avaient été mes prières. Mes fidèles avaient été mes camarades morts au combat. Mon tombeau avait été ma tranchée dévastée. Je m'étais senti mourir et pourtant je m'étais senti si bien. Je m'étais senti plus utile ainsi. Sacrifié au nom des péchés de ma patrie. Mes yeux bleus, sur visage enfantin, avaient été pétrifié devant les beautés orangé des obus s'enfonçant dans le sol.

***
- J'en ai trouvé un autre! Bon sang! Sa doit faire des jours, qu'il est mort! Regarder moi ça les gars? Il as pas l'air crucifier vu d'en haut? Vous trouver pas?! C'est vraiment bizarre, il a l'air si jeune. Putain de guerre!

Le jeune soldat terminant sa phrase en crachant dans la direction opposé du corps. Il descend dans la tranchée en prenant bien garde de ne pas trébucher. Il fait preuve d'une grande prudence, la terre près du corps étant criblé littéralement de morceaux de métal tranchant.

- T'est vraiment con  Taylor. Tu devrais pas dire des choses pareille! Respecté les morts c'est la moindre des choses. Aller, maintenant ferme ta grande gueule et trouve moi sa plaque d'identification militaire! C'est quoi son nom?

Taylor, fouille le corps du jeune homme, avec une sorte de délicatesse et touchant du bout du doigt le torse froid du cadavre, repère rapidement une plaquette métallique qu'il casse en deux. Le contact de ses mains sur le torse semblant avoir déplacer quelque chose d’inapproprié, un pan de la vareuse du mort s'écarte vivement, laissant filer un énorme rat noir. La plaie initiale, logé près du foie, portant des marques de dents, est laissé exposé à l'air libre.

Le soldat Taylor, recule précipitamment du corps choqué par cette vision terrible.  Il entend alors en arrière-plan le rire un peu nerveux de son supérieur qui semble se moquer de lui.


- Ah aha ha aha! Tu as peur des rats? T'est vraiment stupide. Vaut mieux lui que nous. Aller c'est quoi son nom? Tiens, tu as raison on dirait vraiment qu'il est crucifier lui… Bon, il seras le numéro 217 sur notre liste. Tu me donneras son nom plus tard. C'est pas important, il y a une fosse commune qui l'attend tout près. Viens, on va aller manger.

Le vétéran tourna les talons, laissant le soldat Taylor auprès du corps du sergent Davis, troisième division d’infanterie allemande. Taylor, tremblait de tous ses membres, la baïonnette encore planté dans la plaie au ventre, portait des initiales gravé dans le métal : J. Taylor, les siennes… Il ne se souvenait de rien, ni de cet homme, ni de sa baïonnette, ni de …

- Quelle date sommes-nous déjà?

Avait-il dit à voix basse, l'air de plus en plus perdu.
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