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 Elle, ils, tu, vous.

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Cybelle



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Date d'inscription : 11/08/2016

MessageSujet: Elle, ils, tu, vous.   Jeu 11 Aoû - 16:12

Tous la regardent sans la voir. Ici, là-bas, tous la regardent. Vous la voyez sur les panneaux, les affiches, à la télévision et au cinéma. Vous l'entendez à la radio et chaque fois qu'elle chante une nouvelle mélodie, vous chantez avec elle. Son image est une marque, son nom; sur toutes les lèvres. Vous ne voyez qu'une seule partie de son corps, dans cette publicité; ses mains; vous la reconnaissez tout de suite. Vous voyez une ombre tournée le coin d'une rue, vous voyez un homme d'affaires élégant, un agent, vous voyez un chien; vous savez que ces choses sont à elle, vous savez tout d'elle, car elle est toujours tout autour de vous. Sur la boîte de céréales; vous la voyez. Sur l'emballage de votre nouvel ordinateur; vous la voyez. Sur votre tube de dentifrice; vous la voyez. Son odeur vous enveloppe chaque fois que vous utilisez l'un des parfums qui porte son image, ou son nom, ou n'importe quoi qui se réfère à elle.

Elle vous regarde. Vous savez qu'elle vous connaît. Elle lit vos lettres, regardes ses messages privés, vous réponds sur les médias sociaux, Instagram, Twitter, Facebook et même MySpace. Vous pouvez la voir, vous pouvez entrer dans sa vie sans jamais la toucher et elle... elle peut vous voir, vous parler et vous écrire. Vous vous sentez spéciaux, uniques, chaque fois qu'elle répond à l'un de vous. Vous parlez d'elle, de ses derniers exploits ou de son dernier film, tout en écoutant son album. Vous pensez la connaître, mais c'est elle qui vous connaît. Elle connaît vos désirs, elle sait ce que vous voulez, n'en déplaise à personne, elle vous le vend.

Toi, tu t'isoles dans ta chambre placarder d’affiches et de photographies d'elle. Tu crois qu'elle t'aime, tu es amoureux d'elle en secret, mais tout le monde le sait, car tout le monde l'aime. Tu crois avoir le monopole de sa personne, tu es son plus grand admirateur, non, tu es son âme sœur et elle pense la même chose, non? Elle a bien lue ta dixième lettre depuis deux jours. Tu aimerais la rencontrer... Tu l'idéalises, la rencontrer te fait peur; alors tu restes enfermé dans ta chambre et tu regardes ses photos en imaginant ta vie avec elle.

Alors que toi, tu te fais maltraiter par les autres adolescents à l'école; tu passes tes journées protégé par tes écouteurs; tu l'écoutes elle, car elle sait trouver les mots justes, les mots qui te parle. Tu gardes courage, elle te donne de la force. Sa voix est ta seule amie, mais tu sais qu'elle ne te lâchera pas; elle est ton idole et sa musique te permet d'avancer.

De ton côté, toi tu travailles chaque jour de ta vie. Au travail, un collègue te dit ce qu'il a lu sur elle. Tu fais comme si cela ne t'intéressait pas, tout de même, tu ne te rabaisserais pas vraiment à lire des potins de célébrités... pourtant, pourtant à la pause tu cherches l'article, mais seulement par curiosité, peut-être est-ce instructif? Sait-on jamais. Quand tu rentres à la maison, ton fils te raconte qu'il l'aurait aperçu dans une limousine au coin de la rue. Tu fais comme si cela ne t'intéressait pas vraiment, mais le lendemain, en allant travailler, tu t'arrêtes sur le coin de la rue et tu attends; tu restes la par curiosité, peut-être qu'elle passera par là elle aussi? Sait-on jamais.

Tous la regardent sans la voir.

Derrière son image se cache qui elle est vraiment.

Du haut de cette tour, derrière son masque noir elle vous regarde et vous vois; vous ne la voyez pas, c'est elle qui vous guette, c'est elle qui vous connaît et non l'inverse.

Devant elle se trouve une image que vous pensez aussi connaître; sa cape est bleue, son masque rouge, il vole; un héro, votre héro.

Il la regarde; contrairement à vous il la connaît vraiment. Il ne connaît pas son nom, ne saurais reconnaître son ombre ou encore son chien, néanmoins il en sait plus que vous. Il sait tout ce qu'il faut savoir.

Elle n'a pas de cape, son masque est noir, elle brille de pouvoir; son ennemie, votre ennemie.

Il voit ses mains, celles que vous pensez connaître, qui commence à bouger; ses bras zébrés d'incandescence rouge.

Elle voit ses yeux, ceux que vous avez déjà vus à l’œuvre, qui commence à briller; son regard projette une lumière meurtrière.

Vous connaissez son image, mais vous ne la connaissez pas elle.

Il la connaît elle, mais ne connaît pas son image.

Pour vous, elle est Cybelle.

Pour lui, elle est Magna Mater.

Tous la regardent sans la voir.
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Deathspell



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Date d'inscription : 12/08/2016

MessageSujet: Re: Elle, ils, tu, vous.   Ven 12 Aoû - 13:16

Enfer et cataclysme, c’est ce que la vidéo démontre sous ses images floues et mal cadrés. Le son est désagréable, autant que vous subissez le bruit chaotique de la destruction que vous êtes pris à entendre les cris infernaux des gens qui vivent leur calvaire. Le reporter démontre tout de même du courage en osant venir avec son cameraman sur le terrain. L’hostilité de la ville est caché sous la poussière et le boucan causé par les bâtiments démolies et effondrés.

On voit alors l’homme, le bel homme, regarder le calvaire directement à la source avec son micro à la main. son professionnalisme est clairement intense rendu-là, n’ayant pas peur de la mort, il continue à avancer malgré les cris d’un problème des plus mortel qui soit. C’est alors à ce moment que la caméra aperçoit, entre deux nuages de poussière, une énorme silhouette monstrueuse. La caméra se recule alors brusquement, laissant entendre le cris de celui qui la tient car il est forcément effrayé. Le bel homme d’écran devant lui tant qu’à lui le regarde et tente de l’encourager, pour le bien de l’information et du savoir des gens, car oui, pour lui il est crucial que les gens sachent ce qui se passe d’anormal dans le monde.

Les coups de feus ne furent plus depuis un moment car décidément, l’armée à été rapidement défaite par cette créature des plus bestiale possible. Quelle espoire leur reste-ils au habitant de cette ville? Personne? Mis-à-part ce reporter dévoué à sa cause. La caméra vient alors lever sa vue vers le haut et fait un zoom sur une forme plutôt étrange qui fait apparition dans les nuages de fumés. Une fois de plus, la créature fit éruption, mais cette fois-ci, elle a le regard pointé vers la lentille du caméscope de niveau professionnel. Le reporter vient alors passer à l’action, décrivant la créature au micro dans tous ces détails, comme s’il ne se souciait pas d’être la proie de cette “chose”. Chacun des pas que la créature fait crée un tremblement au niveau du sol et plus il avance, plus son corps s’expose à leur vue. Ce monstre ressemble à un démon, de sa bouche et ses yeux en flammes, de sa peau rocailleuse ou écailleuse, rien de bon s’envisage pour eux et leur ville.

La gueule de la bête s’ouvre alors plus grande, laissant celle-ci s'illuminer de plus en plus, laissant crois qu’il va cracher du feu ou un laser. Le journaliste pris tout de suite la route vers son collègue pour lui dire de cacher la caméra car il ne veut pas que leur prise se fasse détruire. La créature vient soudainement finir son mouvement par un énorme cris, laissant alors place à une forme solide et lumineuse sortir de sa bouche. Un laser des plus illuminant vient premièrement frapper la tour de 100 étages à côté des deux hommes pour ensuite, d’un trait rapide, passer sur eux et finir sur le bâtiment de l’autre côté. Ils sont mort? Étrange car la caméra tourne encore, mais un fond bleu fait tâche. Le sol tremble intensément car les énormes bâtiments s'effondre tout autour d’eux sans pour autant les touchés car des étranges murs bleutés transparents semble les tenir en sécurité, mais d’où cela peut-il venir?

Le carnage se termine, les deux immeubles ont finalement tombé totalement et les deux hommes n’ont aucune égratignure. La créature est toujours debout devant eux, les regardant avec étonnement et le journaliste regarde ses mains, se demandant comment il a fait cela. Une nouvelle silhouette s'ajoute donc à la prise de vue, petite, humanoïde? On ne le sait pas car évidemment la poussière est maître ici. Les deux hommes la regarde étonné, il doit s’agir de… oui, d’elle, il s’agit de Death spell! ou Blue spell selon si les gens l’apprécie ou non. Capuchon, cape et robe, tout d’un bleu azure. Elle y cache des cheveux roux et des peintures du genre “runique” sur son visage. Elle porte un énorme carquois dans son dos, mais pas pour y mettre des flèches, mais pour y mettre des parchemins. Un livre épais est attaché à sa ceinture, mais personne ne sait comment elle fait tous ces actes surréaliste et puissant. La bête vient alors foncer sur elle, mais en un simple geste de main, elle vient faire apparaître un énorme dragon de cristal bleuté qui, comme un fouet, fait projeter la bête au travers de plusieurs bâtiment. Le bouclier autour des deux hommes s’éteint suite à cela, laissant alors la chance au journaliste de courir vers la magicienne. Le caméraman tant qu’à lui filme de loin, apeuré de trop s’approcher vers cette direction. Le reporter laisse tomber son micro au sol, visiblement pas assez long de fil pour l’étirer jusqu’à elle.

La vue des deux êtres au loin est petite, nous n'entendons pas ce qu’ils se disent, mais la scène est intéressante car nous voyons visiblement que la femme vient prendre l’arrière de la tête de l’homme pour venir l’embrasser fougueusement. C’est alors que le cameraman vient baisser la camera un peu gêné de la situation.

Un grésillement fait alors face, la caméra remonte et on y voit le fameux journaliste qui vient de se faire embrasser par la femme.

- Décidément, je ne m’attendais pas à ça aujourd’hui…
- Vous semblez plus effrayé qu’une femme vous ai embrassez que le fait qu’un énorme monstre vienne détruire la moitié de la ville.
- Non… c’est simplement que… je ne sais pas, elle a “salué mon courage”
- Bref, on coupera ça au montage, promis.

Un cris bestial et familier se fait de nouveau entendre, dans le ciel on y voit le démon en train de sauter vers le sol, on imagine qu’il s’agit de deathspell. Malheureusement pour lui, un pieu, bleu comme toujours, vient du sol à lui pour le frapper si fort que l’impacte fit exploser les fenêtres de la ville entière. La bête est donc propulsé vers le ciel et aussitôt, un cyclone vient se former dans les nuages, laissant des éclaires éclaté au centre de ce dernier. Une énorme masse enflammé apparaît donc lentement au centre de l’oeil, une météorite entouré d’un feu bleu vif destructeur.

La pierre prit alors sa vitesse d’un seul coup, ramassant le monstre de plein fouet pour l'écraser violemment au sol, emportant avec eux de nombreux bâtiments. Le choc crée inévitablement un énorme tremblement terrestre. Les dommages semble énorme, trop énorme et cela n’aide en aucun cas l’opinion que les gens ont à l’égard de la magicienne.

Les deux hommes prirent la course vers le lieu de l’effondrement, un énorme cratère s’est formé au centre de la ville et au centre se trouve la bête allongé au sol, agonisant sa vie voyant ses mouvements saccadé pour tenter de se relever. Deathspell tant qu’à elle était devant lui, droite et entourée d’une aura d’éclairs qui fracasse le sol. Un zoom est donc fait sur elle, la voyant sortir un parchemin de son carquois, le déroulé pour nous laisser remarquer que celui-ci contient plusieurs symboles étrange. Ses yeux et sa bouche deviennent alors lumineux et sa voix porte jusqu’au micro de la caméra. Plusieurs paroles incompréhensibles se font entendrent et le monstre donne l’impression de paniquer car une lueur bleu commence à sortir de sa bouche et de ses yeux. Tel un fantôme, une forme spirituel se dirige vers le parchemin, contre son gré. L'événement se déroule pendant quelque minutes et la bête s’écroule totalement au sol, morte.

- C’est moi ou elle vient de lui aspirer son âme?
- On dirait ça oui… bordel.
- Tu es sur qu’elle n’a pas bouffer la tienne quand elle t’a embrassée?
- J’ai l’air mort? Coupe la caméra, on fout le camp d’ici, on a tous ce qu’on voulait.

L’écran devient alors noir.
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Cybelle



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MessageSujet: Re: Elle, ils, tu, vous.   Sam 13 Aoû - 22:28

Rouge; Cybèle, tu regardes la première page du journal en prenant ton déjeuner et ce que tu vois n'est pas ce que tu aimerais voir, alors tu ouvres la télévision; tout le monde ne parle que de ça; Death Spell. Tu vois les images; les humains sont en état de panique, les secours sont débordés, les blessés se traînent sur le sol en cherchant de l'aide, pour eux, pour les autres. Tu entends les sons; ils pleurent, ils crient, ils souffrent. Il y a cet homme, celui qui court au-devant du danger, puis, plus rien... plus rien... noir... noir...Tu comprends alors que la situation n'est pas celle que tu désires; tu comprends que la situation n'est pas celle qu'ils désirent.

Tu termines ton déjeuner en buvant les dernières gouttes de ton café crème; tu replies ton journal; tu fermes ta télévision; ton téléphone sonne; ton agent. Il est toujours à l'heure et toi aussi. Vous le savez tous deux, ton agenda est toujours chargé. Tu te lèves de ta chaise favorite, quelqu'un viendra la repousser pour toi; tu te diriges vers ta chambre; tu retires ta serviette de bain, dévoilant ton corps nu, parfait; tu mets tes sous-vêtements; noir; tu enfiles tes vêtements; une robe brodée or, courte à l'avant, semi-longue à l'arrière; rouge, ta favorite; tu chausses tes souliers à talon aiguille; noir.

Il t'attend à la porte, tu lui ouvres; vous vous saluez; il commente ton élégance et ta beauté; tu le remercies en replaçant une mèche de tes cheveux; impeccable. Vous sortez à l'extérieur; la voiture est prête; rouge. Avant d'entrer, tu jettes un dernier regard à la porte de l'immeuble à condos luxueux; tu repenses aux images du journal; tu entends les sons de la télévision; l'enfer. Tu n'oublies pas, tu n'oublies jamais.

Dans la voiture ton esprit s'active, tu réfléchis; tu trouves; tu poses une question:

-Midas, avez-vous lu le journal, ou regardé la télévision ce matin?
-Évidemment, tout le monde ne parle que d'elle.
-En effet.
-Pourquoi cette question?
-Vous avez probablement vu ce journaliste alors.
-Celui qui fonce vers le démon supérieur Kamaël?
-Oui, celui-là. J'aimerais le rencontrer.
-Bien, il en sera fait selon vos désirs Magna Mater doerum Idaea.

Tu sais que personne n'est plus disposé à t'obéir que lui; personne ne te connaît aussi bien que Midas, car il te sert depuis des millénaires. Il passe des coups de fils, comme toujours. Son visage impassible, se froisse.

-Il à été placé en vacance par son employeur.
-Pourquoi donc?
-Choc nerveux.
-Tu y crois?
-Non.
-Très bien. Trouve-moi tout ce que tu peux sur lui, nous le rencontrerons une autre fois.
-Bien, il en sera fait selon vos désirs Magna Mater doreum Idaea.

Vous arrivez au studio; Midas sort de la voiture avant toi; le chauffeur t'ouvre la porte. Une femme, grande et mince s'avance, elle porte un tailleur cintré; noir, une jupe; noir, des talons aiguille; noir.

-Bonjour Cybèle.
-Bonjour Silène, par quoi commençons-nous aujourd'hui?
-J'ai votre emploi du temps juste ici, laissez-moi regarder. Et bien, nous avons un shooting photo pour le magazine Célèbre dans dix minutes.
-Vont-ils demander une entrevue?
-Cela fait partie de l'offre oui.
-Très bien! Une entrevue non préparée, j'aime bien les surprises. Après toi Silène.
-Bien entendu!

La journée commence à huit heures, elle se termine à dix-neuf heures. Tu remercies tout le monde; tu invites Silène à manger quelque part, elle est ton amie et tu as horreur de souper toute seule. Elle accepte; vous partez pour le restaurant, sans le chauffeur. Vous mangez; vous discutez; vous riez un peu, mais ton esprit est occupé par tes souvenirs du matin; tu lui demandes de te ramener plus tôt qu'à l'habitude. Elle te dépose chez toi et te demande si tout va bien; normalement tu l'aurais invité à prendre un café, mais tu as un drôle de pressentiment, alors tu lui dis que tout va bien. Vous vous dites au revoir et à demain. Tu te tourne vers le côté gauche du bâtiment.

-Vous pouvez sortir du buisson.
-Mmf. Vous êtes très perceptive.

Un homme sort d'un arbuste. Vous êtes dans l'allée pavée qui mène à la porte de verre de l'immeuble à condos. Le portier ne vous à pas encore vu.

-J'ai souvent à faire au paparazzi.
-Oui, je m'en doute! Mais ne vous en faites pas, je n'en suis pas un. Bien au contraire, j'aurais cru que c'était vous le paparazzi, sans vouloir vous offenser bien évidemment!
-Je ne suis pas offensée, mais je ne suis pas certaine de comprendre.
-Il est rare qu'une vedette me cherche, c'est d'ailleurs ce qui a éveillé ma curiosité.
-Ah! C'est donc cela! Comment avez-vous su que j'étais à votre recherche?
-Mon directeur d'antenne me la dit. Je lui est demandé de filtrer tous mes appels. Tout le monde me cherche depuis les évènements d'hier... Suite à ça et bien, vous trouvez n'est pas très difficile, j'ai donc décidé de visiter. Charmant coin d'ailleurs.
-John Sean, c'est bien cela?
-Oui tout à fait, vous en savez beaucoup sur moi.
-Non, pas vraiment, mais j'aimerais. Je vous ai vu foncer vers cette créature et vers la sorcière, j'ai été très impressionnée. C'était courageux de votre part!

Il passe une main dans ses cheveux; il a l'air gêné.

-Je veux seulement informer les gens.

Tu le regardes droit dans les yeux.

-Alors, informez-moi.

Il s'étouffe.

-À propos de?

Tu lui fais signe de te suivre, alors qu'un frisson, un véritable frisson, te fait grelotter.

-L'automne arrive, il fait froid, aimeriez-vous un café?
-Mhm...
-Vous ne vous faites pas souvent inviter par les femmes?
-Oui et non... Seulement, je suis devenu plutôt populaire c'est dernier temps, je suppose que je vais devoir m'adapter.
-Je suppose aussi, mais ça ne répond pas à ma question.
-Vrai. Je suis quand même pressé, vous savez, les journalistes ont des agendas très serré.
-Les chanteuses, modèles et actrices aussi.
-Ahahaha! Je m'en doute... Mhm... Bon d'accord, je vais vous accompagner le temps d'un café.

Il est curieux; il veut savoir ce que tu as à lui demander. Tu sais lire le cœur des hommes; tu sais ce qu'ils désirent, alors tu sais que celui-la ne désire qu'une chose: la vérité. Tu le sais donc digne.

Tu fais un clin d’œil au portier; il pourrait parler, mais il ne le fera pas, tu le sais bien. Vous prenez l'ascenseur pour atteindre le dernier étage; sur le palier tu lui dis de te à te suivre à nouveau et tu ouvres les lumières. Il retire ses chaussures, tu ne prends pas la peine de le faire. Dans le salon tu l'invites à s'asseoir; tu lui demandes de t'attendre une minute. Tu passes à la cuisine; tu fais deux cafés, tu ne lui demandes pas ce qu'il veut dans le sien, tu sais qu'il le boit noir. Tu reviens dans le salon; tu lui donnes son café; tu t'assois en face de lui, de l'autre côté de la causeuse.

-Café noir... comme je l'aime.
-Je m'en doutais.
-Ah bon?
-Je ne sais pas, j'avais la drôle d'impression que c'était le genre de café que vous buviez monsieur Sean.
-Allons, allons... Je suis dans votre salon à boire un café, appelez-moi John.
-D'accord, mais pas avant que vous ayez goûté à mon café, sinon cela ne compte pas!

Tu lui souris avant de boire une gorgée de café crème.

Il rougit.

-Vous êtes rouge monsieur Sean, un malaise?
-Euh non. Disons que je ne m’attendais pas à ça.
-À quoi donc?

Un nouveau sourire, tu le sais très bien.

-Eurm... Pourquoi me cherchiez-vous en fin de compte?
-C'est une bonne question monsieur Sean, pourquoi vous cherchais-je donc?

Tu le regardes; il te regarde; tu prends une gorgée de café; il fronce les sourcils; tu prends une nouvelle gorgée de café; il comprend, goûte; son visage change; il est satisfait.

-C'est un bon café.
-Le meilleur.
-Je suis d'accord, en tout cas, c'est meilleur que l'eau de vaisselle qu'ils nous servent au travail!
-Parlant de travail...

Tu déposes ta tasse; tu croises tes jambes; tu pose ta main droite sur ton genou gauche.

-Que savez-vous de la sorcière bleue, de Death Spell?
-Mhm?

Il te regarde; il cherche la raison de ta question, ce n'est certes pas la première fois qu'on lui demande cela, cependant...

-Pas grand-chose en vérité.
-Pas grand-chose c'est un début.

À nouveau ses yeux se posent sur toi. Ce n'est pas la première fois qu'on lui pose cette question depuis hier, mais cette fois, c'est différent, il ne serait dire pourquoi.

-Avez-vous regardé la télévision?
-Oui.
-Alors vous avez vu tout ce que j'ai vu.
-Probablement, mais vous lui avez parlé n'est-ce pas?

Il le réalise, cette fois c'est effectivement très différent.

-En effet...

Son regard se perd dans la tasse de café.

-Vous n'avez vraiment pas le genre de personnalité type d'une vedette internationale, disons, classique... En fait, mademoiselle Idaea, vous n'êtes pas du tout ce à quoi je m'attendais.
-Allons, allons John, tu es assis dans mon salon à boire du café, appel moi Cybèle.

Il lève les yeux vers toi; tu souris encore.

Vous discutez jusqu'à minuit, de la sorcière, de tout, de rien; il s'excuse à la troisième tasse de café, il doit vraiment partir; il a pris du retard. Tu l'accompagnes à la porte.

-Merci de m'avoir raconté votre histoire. Si tu as envie de boire autre chose que l'eau de vaisselle qu'ils servent à ton travail, tu sais où me trouver, je me suis bien amusée ce soir et j'aimerais que ce ne soit pas la dernière fois.

Il te remercie, gêné, pour l'invitation. Il sort; tu retiens son bras; tu approches ta bouche de son oreille droite; tu murmures doucement.

-Mais la prochaine fois que vous déciderez de passer John, appelez-moi. Je suis certaine que vous pouvez trouver mon numéro sans difficulté n'est-ce pas?

Tu lui sers ton plus magnifique sourire et tu lui fais un clin d’œil taquin. Tu lâches son bras et refermes la porte avant qu'il ne s'excuse à nouveau.

Tes pas te conduisent à la salle à mangé, quelqu'un a replacé la chaise du déjeuné; ta favorite.

Ce soir tu ne sortiras pas sur les toits; tu peux te reposer; tu en sais maintenant plus que tu ne l’espérais.

Dans ta chambre, sur le mur de la penderie, un grand miroir; tu plonges ton regard dans celui de ton reflet; tu retires ta robe; rouge; tu retires tes sous-vêtements; noir; tu sors de tes souliers à talon aiguille; noir; tu enfiles un pull beaucoup trop grand pour toi, sur ce dernier, un super héros, sa cape; bleu; son masque; rouge.
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Deathspell



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MessageSujet: Re: Elle, ils, tu, vous.   Dim 11 Sep - 15:58

Femme solitaire, amitié plutôt déserte ou bien très peu entretenu, la rouquine semble être une dame très peu bruyante. Reconnue pour son musé aux visites des plus strictes, elle est respecté de ses semblables pour sa collection des plus âgés au monde.

La rousse se prénomme Anaïs, habillé telle une grande dame d'affaire, mais a un visage des plus doux qui soit. Yeux bleus azure, cheveux un peu bouclés et lèvres fines. Elle reçoit aujourd'hui dans son musé un des plus riche propriétaire de ce monde car ce dernier s'était pris un rendez-vous pour pouvoir visiter les antiquités.

Le riche homme, petit, mais à la fois bien formé, entre dans le hall d'entré. Le plafond est haut, la pièce est extrêmement large, plusieurs piliers bien symétrique viennent servir d'appuie et tout, je dis bien tout, est en marbre.

Anaïs arrive devant lui et sans dire un seul mot, lui tend la main en guise de bienvenue. Bien entendu, l'homme trouve le moment un peu étrange, mais n'en fit pas de cas.

- Merci énormément d'avoir accepté notre requête, je sais que vous êtes une personne très difficile pour ce qui est des visites à votre musé, je me sens donc choyez d'avoir été accepté.

Un regard long et plutôt gênant était planté dans le siens. Il voit alors que ses mots semble plutôt inoffensif pour la dame, comme si personne ne pouvait l'impressionner. Soudainement un sourire apparait sur les lèvres de la femme.

- J'ai entendu dire que vous aimez ce qui est macédoniens, j'ai peut-être quelque chose qui pourrait vous plaire.

A-t-il dit quelque chose pour lui répondre? Elle ne le sait pas, ou plutôt elle s'en fiche, car elle marche déjà vers une des portes de la pièce. Apres une bonne minutes de marche, elle mit le pied dans une grande pièce sombre. Un "clic" vient alors faire allumer plusieurs luminaire au plafond, démontrant dans la pièce de nombreux mannequin vêtis d'équipement de la grèce antique. Bon certes, Anaïs a plutôt mélangé les contextes car quelque objet de macédoine s'y trouve aussi.

L'homme semble trouver l'endroit impressionnant, mais il se voit qu'il ne veux pas démontrer trop d'émotion devant la femme qui semble extrêmement froide. Un boite vitré assez longue vient stopper la dame, plusieurs coussins se trouve à l'intérieur pour servir de décorum au objets antique qui s'y trouve.

- Qu'es-ce?
- Réfléchissez, quelles armes macédoniennes peuvent-elles être si convoitées?
- Alexandre... je croyais que le pays avaient tous ces antiquités.
- En effet, ils sont sensés, mais je leur ai... prit. une copie a prit leur place mais ça en est pas plus mal.
- Vous les avez volé?
- Non, simplement qu'ils n'avaient pas le choix de me les donner, dans tout les cas, je vous laisse trente minutes pour examiner la pièce comme vous semble. Ne touchez à rien et ne voler rien, sinon je le saurai.

Beaucoup trop d'hommes l'ont déjà sous-estimés par le passé, mais quand ils se rendent compte que tous les mannequins en armures se mettent à bouger tels des gardiens de sécurités, ils changent leur comportement tout de suite.

Elle traverses alors une autre porte en verrouillant la serrure placé derrière elle d'un claquement de doit avec magie. Une voix féminine se faisait entendre en echo, mais seul elle pouvait l'entendre. Une voix sensuel en effet, reconnaissable? Oui, totalement, tout le monde la reconnait. " Vous pouvez sortir du buisson." dit-elle, la sorcière hausse un sourcil en venant s'asseoir sur une chaise. Pourquoi cette star convoite ce journaliste? Le baiser n'avait pas été rendu public si elle se souvient bien, mais en même temps, fallait s'attendre que des gens l'ai vue. La rouquine se rappelle de l'avoir embrasser car l'homme était chaud, mais pour une seconde raison aussi, pour y glisser un esprit mouchard. Bluespell peu alors entendre et voir tout ce que l'homme entend et voit.

Cette femme est donc très peu normal, ce n'est pas une simple star. La femme stop alors la vision que l'homme a après que cette Cybelle ai fermé la porte. Elle la recherche donc, pourquoi? Fâché que j'ai détruit cette ville? S'ils savaient a quel point ce démon était d'une violence non concevable, il aurait rasé la planète en l'espace d'un mois.

Anaïs vient alors secouer sa tête pour ensuite revenir rejoindre son visiteur. Ce dernier se trouve devant une statue grec, les mains croisés dans son dos.

- Cette statue est si belle, chacun des coups donnent l'impression d'avoir été fait à la loupe.
- En effet... dite moi, cher visiteur, j'ai une question pour vous.

L'homme semble surpris sur le coup, mais répond tout de même d'un "Je vous écoute?"

- Que pensez vous de cette bluespell, ou deathspell si vous préférez.
- Hmm... je dirais qu'elle semble vouloir aider les humains par habitude et non par envie... comme si elle en était blasée, mais qu'un pacte l'obligeait à agir contre les menaces du monde.
- Du coup? Que feriez vous à sa place?
- Aucune idée... mais il lui faudrait bien une bonne claque en arrière de la tête pour lui faire reprendre les rails à mon avis, ce n'est pas notre ennemis. Il faut lui redonner l'envie.
- Et si c'était l'humanité qui mériterait une claque?...
- Et bien, l'humanité en a eu une assez grande lors de ce dernier combat je dirais.

Le silence fait alors rage dans la pièce.

- Votre trente minutes est terminé, même dépassé monsieur Allars.
- Ah... ah oui en effet mille pardon.
- Non non, c'est de ma faute, je vous ai retenue

L'homme vient alors lui montrer sa main et la dame vint la serré avec professionnalisme. à coté d'eux, au centre, la statue d'une déesse grec décorait leur salutation, une si belle antiquité.
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Elliot Redwood



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Date d'inscription : 15/12/2016

MessageSujet: Re: Elle, ils, tu, vous.   Jeu 15 Déc - 22:46

Dans la vie il existe des gens que rien n'affecte vous voyer? Un peu comme le petit vieux de votre tour d'appartement. Celui qui est toujours assis sur sa galerie minuscule à ne rien faire. Juste là, à se balancer comme une feuille au vent. Sauf que cette feuille, elle est vieille et desséché, et qu'elle ne sourit jamais. Une feuille, à l'image des rues de votre ville, seule, sale et morne. Puis, il y a  la jeune femme du huitième étage, toujours en train de pleurer et de parler fort à un téléphone qui sonne toujours. Ou encore, le concierge, monsieur... monsieur Vic comme il se fait appeler.

Tous des gens sans substance, pour toi, pour moi, pour eux, pour lui, pour nous. Toi, tu te lève le matin et comme tous les matins, tu te gratte les fesses en baillant, petit geste machinal, banal. Tu te sent peut-être le dessous des bras. Tu sais que tu as besoin d'une bonne douche. Tu te lève et te change directement après ta douche, tu travail aujourd'hui. C'est un fait, aussi banal que tes céréales Cheerios et ton verre de jus d'orange, que tu te sert tous les matins.

Rien d'original, comme d'habitude. Mais, intérieurement tu te sent bien. En te brossant les dents, tu songe à quel point cela va être long pour toi de te rendre au bureau aujourd'hui. Avec ta voiture au garage et vu le temps que le chauffeur met à venir te chercher, à ton arrêt de bus... Tu pousse un soupir découragé dans le vide de ton appartement, comme tous les jours. Et comme tous les jours, ton chat Fergy, viens te saluer en se frottant sur tes jambes. Et comme chaque fois, tu l'envie, un peu comme ton ex-femme enviait la vie de rêve de la voisine, qui avait un grand loft et tout le reste.

Ce genre de pensée pour toi n'est pas hors du commun. Tu est une personne mélancolique, aussi loin que tu te souvienne tu as toujours ressassé le passé. Tiens, comme le jour où ton père à quitté ta mère pour sa jeune secrétaire, de quinze ans sa cadette. Un souvenir qui devrait être triste, mais qui étonnamment te fait sourire. Parce que, au fond de toi, tu te sent bien. Ni seul, ni mal accompagné. Tu hausse les épaules avec une indifférence presque naturelle. Puis, tu salue ton chat et passe le pas de la porte.


-Salut Fergy! Sois sage mon gros minet!


Une porte qui claque, une clé qui tourne dans la serrure et derrière la porte, étouffé par son épaisseur, un miaulement te répond, en retard.

Comme à chaque fois, le maudit ascenseur est brisé. Sa ne t'énerve même plus, c'est comme de voir à la télé un autre policier qui aurait tiré sur une personne de couleur, c'est simplement normal, banal. Ils ne peuvent pas tous être sauvé, de toute façon, pourquoi s'en faire? Tu n'est pas un héros. Très peu pour toi les capes, les collants et les noms impressionnant. Tu les admires, ils te font vibrer au rythme de leur exploits, puis comme tous le reste, ils finissent par devenir banal, comme le paysage. Ta quiétude, tu ne pense la devoir qu'à toi-même. Cette pensée est très ancré en toi.

Tu ne demande rien et pourtant les voilà, qui font le ménage dans les rues de la grande ville. Tu balaie ces pensées, d'un revers imaginaire de ta main. Tu ferme brièvement les yeux et en les rouvrant, le bus est là. Claude, le chauffeur te salue avec son sourire, collé au visage presque comique, tellement il est toujours fixe et semblable d'un jour à l'autre. Tu te demande peut-être comment il peut toujours être souriant, jour après jour. Mais au fond, tu le sais comment il fait. Tu le fait toi même, quand tu lui rend son sourire, d'un air tout aussi artificiel.

Tu ne t'en fais pas. C'est juste comme d'habitude, banal et sans saveur. C'est presque rassurant, au fond, tu sais toujours à quoi t'attendre. Tous ne peuvent en dire autant, tu est chanceux et tu en mesure tous les jours la portée. En observant, la prostituée au coin de ta rue, tu le sens, tu le sais que tu en as de la chance. Comme à ton habitude, tu prend place à l'avant, juste derrière le siège de Claude. Deux arrêts plus loin, dans la morne lumière matinale, Mme Cabana embarque à bord et s’assied sur le siège voisin du tiens.

Cette vieille femme à la peau parcheminée, qui sent le patchouli et s’emmitoufle toujours dans des dizaines de châles de couleurs vives, tu sais, celle qui est là tous les jours, quand tu embarque. Elle te rappelle ta grand-mère, une femme fière et bavarde, un peu originale. Même si tu as conscience qu'elles sont différentes, tu ne peut t'empêcher de l'associer à ta défunte parente. La Cabana te raconte tous les jours les même histoire, mais tu ne l'écoute pas vraiment. Elle aussi fait parti de ton petit monde et en un sens, elle se rapproche sûrement de ce que tu peux appeler une amie. Même si parfois, elle fait assez illuminée, surtout quand elle te parle de ton horoscope.

Le temps passe vite à ses côtés, c'est la deuxième utilité que tu lui as trouver. Quand viens le moment de débarquer tout près de ton emploi, à dix minutes de marche précisément, tu regarde Mme Cabana directement dans les yeux pour la première fois du trajet pour lui dire d'un ton neutre :


- Mme Cabana, bonne journée. C'est mon arrêt. Prenez soin de vous.

Paroles auxquelles elle répond inévitablement, avec un sourire, par :

- Vous de même jeune homme. Passer le bonsoir à Fergy pour moi à votre retour ce soir.

En effet, tu te souviens que c'est elle qui t'a donner le chat qui partage maintenant ton appartement, depuis maintenant presque huit ans. Elle est vraiment gentille, avec toi cette femme. Tu sent qu'en quelque sorte, elle te doit cette bonté. Après tout, tu écoute jour après jour ses inepties dans le bus sans bronché. Tu souris presque parfois! Ton apparente froideur ne te semble pas déplacé. Tu connais ta place dans l'univers et tu l'accepte. Perdu dans tes pensées, le pied à peine poser sur le trottoir, tu sort machinalement de ta poche tes écouteurs. En les plaçant sur tes oreilles, simultanément, tu active ton lecteur mp3.

La voix, très forte, de Johnny Cash dans tes oreilles, tu en oubli ce qui t'entoure. C'est ainsi que t'échappe les sirènes de police qui hurlent autour de toi. Tu ne fait qu'entrapercevoir des véhicules, qui passent à toute vitesse près de toi. Tu pense que ce n'est rien d'inhabituel, c'est la ville c'est comme ça. Le sol, tremble, sous tes pieds, tu t'en fiche. Sûrement encore des travaux ou bien un poids lourd qui est passer tout proche, tu t'en fou, c'est la ville! La musique, il y a que ça de vrai! Ce petit dix minutes, tous les matins, il est tiens. Tu le prend pour acquis, car c'est exactement ce qu'il est, un moment juste pour toi.

Dix minutes de ta vie, où tu ne dois rien à personne, pas même à ton chat. Alors, chaque matin tu profite. Et pourquoi pas, d'un matin à un autre tu te permet d'être impoli. Tu ne regarde personne dans les yeux, si tu accroche quelqu'un tu ne t'excuse pas, il t'arrive même parfois de danser! Ce qui est inhabituel, surtout pour toi. Tu te fais un devoir de passer inaperçu aussi souvent que possible. Sauf, durant ce petit dix minutes entre ton arrêt de bus et les cinq rues qui te sépare de ton lieu de travail. Tu enlèverais tes écouteurs, dès que tu verrais la grande tour de verre et d'acier qui est supposer être ton lieu de travail austère. Mais ce matin, rien n'est normal. Tu en est seulement à deux chansons de Johnny Cash lorsque le sol, se remet à trembler, si fort que tu tombe sur le sol.

Alors, tu lève les yeux et tu vois du feu, des explosions et des choses terrible que tu ne peut décrire ou expliquer. Ton esprit simple et rationnel est bouleversé par ce qu'il vois autour de lui! Et une voix en toi, ne cesse de te répéter à toute vitesse que tu dort encore! Que rien n'est vrai, que tu a dû confondre le lait et l'Amarula dans ton frigo! Tu assiste impuissant comme jamais à la destruction de bâtiments et tu ressent plus que tu ne vois, des gens mourir, tout autour de toi. C'est comme assister à l'apocalypse sur fond de bonne musique. C'est assister à la destruction de ton petit univers, qui soudainement, t'apparaît plus vaste.


Un de tes écouteurs glisse d'une de tes oreilles et soudainement, tu assiste à un canon musical de hurlements, qui fusionne avec la voix de ton chanteur favori. C'est horrible et fascinant. Une fois de plus tu est chanceux te dis-tu… Jusqu'à ce que ta tour de verre et d'acier, le pilier physique de ta vie insignifiante commence de s'effondrer sur toi. L'horreur se peint, alors sur ton visage. Tes traits déformé par un cri primaire, qui à l'unisson de Johnny t'arrache ton tympan unique, exposé aux symphonies de l'enfer. Mais tu est pétrifié. La peur te clou sur le sol, prostré. Tu attends, ce que tu as toujours pris pour acquis. Tu attends qu'un autre que toi, te sauve.

Tu en aperçois même une, une silhouette dans le lointain. De ce point de référence, d'elle semble émerger de terribles rayons de mort et le temps t'étant compter tu n'as pas vraiment le temps de comprendre si les rayons qui émergent de la silhouette sont ceux qui causent tant de destruction, mais dans les derniers instants de ta vie tranquille, un de ces rayons percute le sol près de toi et t'électrise le corps pendant que la structure de béton, de verre et d'acier achève de s'effondrer sur toi. La souffrance que t'insuffle, le rayon, souffle ta bougie. C'est le noir total!

Juste avant de perdre conscience tu t'entends dire :


- Rien n'a jamais été banal Fergy…

Tu entends des voix dans le lointain. Tout est flou, tu ne peux pas bouger. Ton corps entier est comme une plaie. Des bruits, de raclements et des cris étouffé semblent fuser dans la distance. L'endroit où tu te trouve, est humide. Tu n'as pas conscience que beaucoup d'heures se sont écoulés. La panique, te gagne à mesure que la conscience reprend le pas sur l'inconscience! Les secours cherche des survivants, depuis des jours. Ils n'ont que peu d'espoir, mais toi tu ne le sais pas. Tu te crois perdu.

L'espace exigu, te comprime. Tu sent comme le poids d'une montagne sur toi. Et sa te revient, avec force en tête, un peu comme un viol psychique! Un gratte-ciel, t'est tomber dessus! Mon dieu songes-tu, quand bien même n'as-tu jamais été religieux, tu te met à invoquer tous les dieux que tu connais. Même les noms, qui n'ont rien avoir!

Tes suppliques étant chargé de toute ta détresse! Le dernier nom à te passer en tête est celui de Cybelle. Cette belle actrice, cette femme qui paraît capable de tout et dans ton délire de supplicier, tu lui adresse une prière pour un miracle. Aujourd'hui tu comprends, que ce qui touche ta ville, ton univers te touche aussi. Tu sais, tu comprends et tu regrette. Ce miracle, tu le crie, tu le pleure et c'est dans la terreur qui suit ta panique que ton ultime appel, fuse. Déterminer à rejoindre qui de droit! Tu jure sur ce que tu as de plus cher, que tu feras ce qu'il faudra pour payer ta dette!


- Cybelle, CYBELLE! Viens à mon aide! VIENS À MON AIDE!

Puis, c'est le silence, de celui qui sombre dans les ténèbres bénies de l'inconscience. Cybelle, Cybelle que le ciel, t'en était tomber sur la tête…
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