Forum roleplay regroupant plusieurs univers et genres pour pouvoir profiter des joies de l'écriture.
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesConnexionS'enregistrer

Partagez | 
 

 Entre les arbres...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Arefaine



Messages : 4
Date d'inscription : 15/07/2015

MessageSujet: Entre les arbres...   Mer 15 Juil - 1:29

Je m'incarne comme je m'incarne toujours, à la tombée du jour. Je ne sais d'où je suis ni même qui je suis. J'hésite, mais persiste dans les bois, frappée par le froid qui règne en roi. Je crois sans foi que mes souvenirs viennent de moi, mais impassibles, mon âme reste vide. Je m'incarne comme je m'incarne toujours, à l'aube du jour, à vouloir faire taire les fragments sanglants de souvenir qui ne font que ternir. Archéenne, je peine à voir comme à croire l'effondrement sans fondement de ma mémoire sans gloire. Je pleure mes heures, que sont devenues les rues déchues de mon passé injustement arraché? Dégoutté, j'ai goûté à la fin des miens et me voici à me demander si je ne suis pas désincarnée plutôt qu'incarné. Je vis, mais tout semble fini. J'ai vu le début, mais ne me souviens de la fin, alors que le milieu lui, reste creux. Je veux crier à tout changer, je veux et fait vœu d'oublier pour noyer dans l'alcahest  la peste qui empeste les restes des gestes funestes que manifestes ma céleste tristesse. Je ne sais d'où je viens ou reviens, mais je tiens dans mes mains les clés d'un passé voilé et violé. Le monde vagabonde et sombre dans l'ombre. J'ai mal à avoir mal, je peine à voir ma peine, je ressens plus que je sens que ce monde est une tombe. Nuée de mon passé, présent de mon présent ou suture de mon futur, une vision qui étend sa raison au-delà de la marre de mes cauchemars. Est-ce bien moi que je vois? Est-ce bien moi que je crois? Indescriptible, serait-il possible que je ne sois à moi?

Je ne sais qui je suis, ni même d'où je suis, mais toujours, à lauré du jour, frappé par le froid qui règne en roi, l'obsession de cette vision impute à ma raison sans que je ne sache ce qu'elle me cache...

Entre les chênes je secoue mes chaînes...

Entre les hêtres je cherche mon être...

Entre les pins j'attends ma fin...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vince



Messages : 4
Date d'inscription : 15/07/2015

MessageSujet: Re: Entre les arbres...   Mer 15 Juil - 15:27

Perdant pied dans la neige, le jeune homme s’effondra mollement sur le sol de la forêt entre les arbres. Il resta étendu un moment, immobile. Quelqu’un qui se serait approcher l’aurait entendu jurer à de multiples reprises, mais de loin, il ressemblait d’avantage à un cadavre qu’à un être vivant. Couvert de givre et de poudreuse, il bougea les bras, s’appuyant sur ses mains pour se redresser. Cependant, la faible densité de la neige à cet endroit eut tôt fait de s’écraser sous ses mains, le forçant à retomber tête première dans la neige. Cette fois contrairement à la précédente, il redressa vivement la tête, et cria son mécontentement, avant de se débattre un peu plus pour se relever.

“De la neige, de la neige, et encore de la neige! Et plus loin, qu’y aura-t-il? Oh! surprise! ENCORE DE LA NEIGE!”

Il passa sa main ganté dans ses cheveux blonds, soupirant. À tout le moins, maintenant, il était debout, et recommençait à avancer avec précaution pour ne pas s’affaler à nouveau.

“Et qu’est-ce qu’il disait, le vieux, déjà? ‘Tu verras, petit! Tu vas adorer l’endroit où tu te rends!’ Évidemment! Merci, vieillard! T’aurais pas pu trouver mieux!” S’exclama-t-il en s’appuyant contre un arbre. Il soupira doucement, l’air chaud provenant de sa bouche se transformant en buée blanche au contact de l’air froid de la forêt.

Il observa les alentours, et leva les yeux vers le ciel. La neige tombait mollement sur le sol à travers les conifères et les branches dégarnis de leur feuillage. Un sourire s’afficha sur son visage. Il est vrai que cet endroit faisait plaisir à regarder.

“Si au moins j’aurais eu une bonne paire de raquettes à neige…”


Il recommença à avancer à travers l’hiver, une main appuyée sur le pommeau de son épée, et l’autre cherchant appui sur les arbres, ou sur le sol. Son bâton de marche avait depuis un bon moment brisé, le laissant sans outils pour avancer plus facilement.

Il releva les yeux, et vit quelque chose qui le surpris. Une autre personne, un être vivant se tenant sur deux pattes. Pas comme un lièvre cherchant à voir plus loin, non, une véritable personne, à l’apparence humaine… plus ou moins. Si sa silhouette l’était, les bois sur sa tête - à moins qu’il ne s’agisse d’un chapeau quelconque, ce dont le garçon doutait fort - laissait voir qu’elle n’était probablement pas tout à fait humaine.

Il continua à avancer vers elle. De toute façon, c’était sa route initiale, ou plutôt le croyait-il. Difficile de se retrouver dans cette immensité blanchâtre. Il n’avait pas regardé sa boussole depuis un bon moment déjà. Mais pour l’instant, d’autres préoccupations lui venaient en tête. Pourquoi était-elle là au milieu des arbres?

“Euh…”
Dit-il maladroitement, alors qu’il fut suffisamment proche pour lui parler. “Vous… Vous êtes perdu? Ou peut-être que non, en fait, Je… Ça fait juste un moment que j’ai pas croisé personne, et puis je trouve ça biz-...” Il s’arrêta, cherchant un meilleur mot à utiliser. “... Inhabituel de voir des gens dans la forêt par une température pareil! Vous avez pas froid, d’ailleurs?”
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arefaine



Messages : 4
Date d'inscription : 15/07/2015

MessageSujet: Re: Entre les arbres...   Jeu 16 Juil - 0:44

Au fond des tréfonds d'un puits, le bruit d'une vie survit sur un parvis pétri d'immensité enneigée. Trembler, je ne sais parler. Je m'éveille de ma veille alors que sa voix perce le froid. Que dire, dois-je fuir? À la croisée des prés, mes pas ne sauraient me conduire qu'au trépas. Il n'y à pas à rire, je ne sais courir, figée pour l'éternité depuis mon arrivée sur ces terres sans repères. Penser, bouger, je ne suis plus forte, mais certainement pas morte. Entre vivre et survivre je dégivre, ivre, le givre de cuivre telle une vouivre qui se délivre pour poursuivre et ne pas me dessuivre à suivre mon savoir-vivre et ainsi covivre.

Je tourne et aussitôt me retourne. Un spectre blanc hurlant dans le vent. Courage, il faut sortir de la cage et volé sans s'effondrer. Ces souvenirs ne vont pas ternir, il seront mien comme siens, des pensées sensées à toi comme à moi.

''Blanc jusqu'à la fin des temps, il fera noir dès le soir, vous n'avez de perchoir, mais savez peut-être voir? Sans riposter, laissez-moi me retourner, entre les tilleuls je suis bien seule. Mes souvenirs ne veulent revenir et ne font que partir, laissez-moi au moins vous tenir.''


Mon coeur fend la peur, aide-moi à avoir foi. Je ne te connais pas, mais je veux suivre tes pas, avec toi il ne fera jamais froid, car se qui me glace n'est pas la glace, mais la servitude de la solitude. Carrousel, je suis celle qui veut se tourner sans plus jamais se retourner. Je te regarde toi et te garde pour moi, tu es le premier, le pilier d'une vie sans cris.

''Le froid n'est plus roi, non, sans nom, je n'ai plus froid, il en va de soit, je crois qu'il ne faut pas rester coi, et vous en prie, merci.''
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vince



Messages : 4
Date d'inscription : 15/07/2015

MessageSujet: Re: Entre les arbres...   Jeu 16 Juil - 9:45

La bouche entrouverte, les yeux fixé sur la femme aux bois, il était plus que facile de remarquer à quel point cet réponse n’était pas exactement celle qu’il attendait. Elle le rendit confus, surpris, très surpris. Pourquoi, comment? Pourquoi parlait-elle de cette façon? Et comment arrivait-elle à faire des vers de manière aussi spontanée? Peut-être qu’elle était poète, au fond?

   À l’écouter, cependant, ce n’était pas l’impression qu’elle donnait. En fait elle ne semblait pas savoir qui elle était, si le jeune homme comprenait ses vers de la bonne manière. D’ailleurs, son premier vers lui donna envie de regarder le ciel un instant, ce qu’il fit. Et effectivement, le soleil n’était pas aussi haut que ce qu’il croyait. La nuit, bien que suffisamment loin pour lui permettre de reprendre sa route, ne tarderait pas, et force était de constater qu’il devrait probablement passer la nuit dans la forêt.

“...Euhm…” Oui, il fallait répondre. Il y avait une question dans ce qu’elle avait dit, ou plutôt, une demande. “... Alors vous êtes amnésique!...” Dit-il avant de secouer la tête et d'appuyer sa main contre son front, se maudissant de l’intérieur. “... Et donc, vous voulez quelqu’un pour vous accompagner! Parce que disons-le, voyager seul, ça peut devenir lassant!...” Il passa une main dans ses cheveux, et arrêta son mouvement pour se gratter la tête. “Bref… Je, je veux bien vous accompagner. J’ai assez de provision pour encore un peu plus d’une semaine, alors il y aura pas de problème de ce côté là!”

Il fouilla dans sa poche, pour en ressortir une petite boîte en bois verni. Il l’ouvrit avec son pouce, révélant le cadran d’une boussole. Il observa la direction de l’aiguille, releva les yeux, et pointa l’horizon.

“Selon ma carte, il y a un village un peu plus à l’est. Et ça serait donc dans cette direction. Il n’est pas bien loin, mais, vu le temps qui passe, et toute cette neige qui ne semble pas vouloir s’arrêter de tomber…” Il referma sa boussole, relevant la tête, et levant son autre main au ciel, laissant un flocon atterrir au creux de sa main ganté. “Je doute qu’on soit en mesure de quitter la forêt avant la nuit… Il va falloir camper. Au moins, j’ai de quoi faire un feu…” il donna un coup d’épaule pour remonter le sac qu’il tenait en bandoulière.

“Alors, ça vous dit, comme itinéraire?” Demanda-t-il, plus par politesse que par véritable curiosité. Si elle était amnésique, elle ne devait pas vraiment connaître la région. D’ailleurs, qui sait si elle venait vraiment d’ici?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arefaine



Messages : 4
Date d'inscription : 15/07/2015

MessageSujet: Re: Entre les arbres...   Jeu 16 Juil - 15:22

Surpris, tu m'étudies et réfléchit, je te sourit, je ne suis que celle qui te suit. Te suivre et survivre, te voir et te croire, te tenir et partir, de tes mains montre-moi le chemin, de la brume j'écume de sortir sans pâlir. Valétudinaire, je ne savais que faire, aguerrie, tu mas guéris. Je veux te remercier, mais ne sais si je te sied. Tes mots ne sonnent faux, le chemin est tien puis mien, je suis ivraie, mais te suivrait. Je ne m'égare et suit ton regard à l'horizon de cette saison, et vois ce que tu conçois, un voyage sans aiguillage ni habillage, effeuillage l'étayage de feuillage qui enfeuillage de maquillage le sillage de l'ouvrage de ton carroyage.

''Ne m'indispose la moindre chose. Sans toi, durant des mois, je n'étais que passante et serait donc plaisante, délivrée, je te suivrai, laisse-moi t'aider à œuvrer. ''

Lumière, tu es mon repère, je touche sans retouche au rosage de ton visage, sans désarroi, malgré le froid, tel un brasero tu restes chaud. Tes yeux de feu sont ardents comme l'or brûlant. Foudroyant, flamboyant, tu es vivant et captivant, aide-moi à comprendre et à apprendre à sortir des méandres pour pourfendre les cendres de mon mésentendre. Tu ne le sais pas, mais je t'aime déjà. Je ne dispose, ni ne m'oppose à tes idées, je te laisse me guider. Ma main ne se refermera plus sur rien. Tes doigts sont protégés de moi par tes gants élégants, néanmoins je les serre, je suis sincère.

''Je te tiens, mais ne possède rien, car je suis tienne sans être mienne, conduit moi chez toi, chez moi, où bon te semblera, sans embarras, les aléas tu décideras. Florilège de sortilège, sacrilège des stratèges de la neige, tromperais-je mes privilèges en te rendant allège? Sans peur pour l'heure, architecturée, la neige est maintenant sentier, il faut marcher sans jamais engraver les fragments aggraver de notre témérité.''
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vince



Messages : 4
Date d'inscription : 15/07/2015

MessageSujet: Re: Entre les arbres...   Ven 17 Juil - 18:44

Elle était d’accord pour le suivre. C’est à peu près la seule chose dont pouvait être sûr le jeune homme, pour l’instant. Délivrée? Que c’était-il donc passé? Avait-elle été retenue prisonnière? Peut-être qu’elle cherchait à fuir quelque chose. quelqu’un? Ou peut-être que ce n’était que pour marquer un vers…?

“Du… durant des mois? Attend, ça fait des mois que tu erres toute seule?” Il la fixa un instant. “Vous venez de loin al-...”

Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’il se retrouvait avec la main chaude de la femme sur le visage, le faisant taire assez abruptement. La confusion fut semée dans la tête du jeune homme, qui la regarda sans cligner des yeux. Le regard qu’elle portait sur lui à cet instant lui parut étrange sans pour autant l’indisposer. Il sentit les doigts fins de la femme glisser sur sa main, puis serrer. Les yeux de Vince se posèrent sur la main qui serrait la sienne, puis il releva le regard vers son visage. Était-ce déplacé de la trouver belle, à cet instant? Non pas qu’il ne l’ait pas trouvé belle au premier moment où il posa les yeux sur elle, mais il avait maintenant l’occasion de laisser ses pensées vagabonder avec ce moment de silence.

Il cligna des yeux rapidement lorsqu’il écouta les première paroles de la femme. Sienne? Pourquoi serait-elle sienne? Disons simplement que, chez lui, dire d’une femme qu’elle était sienne avait une signification bien différente de celle d’une personne tout juste rencontrée dans les bois. Il se demandait ce qu’elle voulait dire, mais il préférait la laisser terminer. Elle semblait disposée à le suivre partout sans aucune opposition. Était-ce une bonne chose pour elle? Est-ce qu’elle aurait suivit n’importe quel inconnu qui serait passé par là? Vince ne put s’empêcher de se demander comment elle aurait réagit face aux esclavagistes de son pays.

Mais cela n’avait aucune importance, maintenant. Ce qu’elle dit fit sourire le jeune homme, qui regarda le sol. C’était impossible. une neige aussi peu stable ne pouvait se transformer en sentier comme ça. Il appuya doucement avec son pied un peu plus loin et… sentit que la neige était effectivement tapée. Son sourire disparut, laissant place à une expression de surprise, alors qu’il tapotait du pied un peu plus autour de lui. Son sourire revenait, alors qu’il réalisait que le voyage serait bien plus facile qu’il ne l’aurait cru.

“...Mais c’est génial ça! Comment… Comment t’as fait ça?” Il tourna la tête dans sa direction, souriant. “Ça va nous prendre beaucoup moins de temps comme ça! Peut-être qu’on va être en mesure de sortir de la forêt avant la nuit!”

Il rangea sa boussole, et gentiment, déposa sa main contre celle de la femme qui se trouvait dans son visage. Il la retira doucement, avant de faire un pas vers le nouveau sentier improvisé. Son autre main tenait encore celle de la femme, plus par inadvertance que par véritable envie de lui tenir la main.

“Vous êtes pleine de surprise, ça c’est sûr. Et dire que je croyais être tombé sur une simple voyageuse égarée. Enfin, c’était avant de vous entendre, parce que votre façon de parler est… disons, propre à vous.”
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arefaine



Messages : 4
Date d'inscription : 15/07/2015

MessageSujet: Re: Entre les arbres...   Mar 28 Juil - 19:31

Je lis les plis sur les pages de ton visage sans ravage, incompréhension, tu te poses des questions, suis-je la raison de tes interrogations? Je veux, mais ne peux t'aider à apaiser le flot de tes pensées. Aliénées, mes idées sont certes éparpillées, mais n'aie pas peur, sors de ta torpeur, ne te perd dans l'éther de mon mystère, au-devant il n'y a de néant, hors du temps rien n'est inquiétant, tu me tiens soit-en certain, il y aura une fin à notre faim, tant que tu détiens ma main, il y aura un lendemain sur les maints chemins d'ormin antédiluvien au surlendemain inhumain des parchemins carmins du destin des humains de demain.

Tes yeux bleus changent en échange de tes convictions à la vue de ma création. J'ai terreur de te causer peur et ainsi rouvrir les souvenirs d'un pouvoir sans gloire, qui tel un fendoir me fait revoir la noire mort d'un monde immonde. Abandon, qu'ai-je donc fait avec ce don?...  Mais la frayeur n'est plus qu'un leurre, tu m'as souri et je suis aguerrie ainsi que prospère de t'être enfin salutaire. Voyance, ta confiance en la bienveillance des compétences d'on j'ai méfiance de la faïence est une imprévoyance, est-ce défiance ou insouciance d'avoir croyance en l'efficience de la résilience de ton expérience, inconscience de l'inexpérience l'invariance de ta radiance me donne conscience de ta clairvoyance.

Sans pâtir, tu me retires à l'éternité de se toucher et me divorce de ton écorce. Il le fallait bien, mais je me sentais bien et maintenant, en un temps, le paysage de ton visage est loin du mien.

''En roi tiens mes doigts et règne sur moi, je te serais utile et jamais futile. Ce que tu vois en moi sera toujours à toi, mais sache que je cache recette des facettes d'un pouvoir où il faut croire, il faut promettre sans omettre que les sacrifices mène d'office aux maléfices et que la foi parfois au désarroi. Garde ta volonté d'acier et jamais je ne vais m'opposer, mon art est un brouillard, reste toi, reste droit et ne t'y perd pas, alors tu seras roi, si tu égares et ne prends gare, alors tu deviendras hagard.''

Sans avoir à savoir en quoi croire, néanmoins ta vue me donne un but. Je suis celle qui te suis, enchanter, je me sens subjuguée par la noce de ce sacerdoce, tu es mon aimé, je suis ta moitié. Tu m'a été altruiste et sans tour, en retour, triste je te serais égoïste, car couarde je garde le premier voeux périlleux et bien qu'impétueux, il sera de ne jamais se dire adieux.


Dernière édition par Arefaine le Sam 30 Avr - 22:16, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vince



Messages : 4
Date d'inscription : 15/07/2015

MessageSujet: Re: Entre les arbres...   Mar 28 Juil - 21:51

Le jeune homme remarqua une réaction de la part de la femme lorsqu’il retira sa main de sur son visage. Était-elle donc déçue? N’ayant pas l’intention de lui poser la question, il balaya de ses souvenirs ce qu’il venait de prendre pour une pointe de déception. Peut-être avait-il imaginé? Peut-être était-ce lui qui était déçu, au fond? Peu importe, se dit-il. ses doigts se refermèrent un peu plus fermement sur la main de la dame, comme s’il avait eu envie de faire disparaître cette vision. Un sourire, c’est toujours plus beau à voir qu’un visage attristé, n’est-ce pas?

Encore une fois, les paroles de la dame le laissèrent bouche bée, les yeux de Vince fixant ceux de la femme. Bien qu’il se doutait qu’elle n’entendait probablement pas “être sienne” comme lui le percevait là d’où il venait, l’entendre lui dire ces mots lui faisait toujours le même effet. Le jeune homme n’avait jamais eu comme désir de “posséder” quiconque, et cela n’était pas près de changer.

Ce dont elle parlait semblait faire mention d’un pouvoir, le pouvoir de la femme. Il était maintenant évident pour le jeune homme qu’elle pouvait faire de grande chose. Elle lui faisait donc don de ses pouvoirs? Et que pouvaient-ils bien être exactement? Très certainement, il ne s’agissait pas uniquement de taper la neige en sentier. Il fallait croire? Avoir foi et se méfier? Vince se gratta l’arrière de la tête en la regardant.

“Euh… d’accord. Je, je vais faire attention.” Il sourit. “De toute façon, on sera tranquille pour un bon moment, avec ce sentier tapé.”

Lui serrant toujours la main, il se mit à avancer sur le sentier. Le jeune homme se demandait pourquoi elle lui faisait don de ses pouvoirs ainsi. Qu’avait-il, lui, de si particulier? D’autant plus qu’il faut l’avouer, avec ou sans pouvoir, ce qu’il voulait, c’était être accompagné, après les longs voyages en solitaire qu’il avait fait. Il était heureux d’être tombé sur une personne comme la femme qui lui tenait maintenant la main.

“C’est plutôt marrant, cette histoire,” dit-il en se tournant vers elle, sourire au lèvres. “J’étais venu te voir pour t’aider, et maintenant c’est toi qui m’offre ton aide.”

Qui plus est, la situation était des plus irréalistes. Comment Vince aurait pu croire qu’il se retrouverait sur un sentier de neige au beau milieu d’une forêt, tenant la main d’une jolie femme? Non seulement une femme, mais bien une femme avec des attributs physique particulier. D’ailleurs, le jeune homme ne pouvait s’empêcher de se demander ce qu’elle était. Et étant donné l’amnésie de la charmante dame, il se demandait s’il était pertinent de lui poser la question.

“Dis… enfin, je sais même pas si tu vas pouvoir répondre, mais…”
Il leva les yeux au ciel une seconde, cherchant une manière de poser sa question. “Tu es la personne la plus unique que j’ai vu.” Prenant une pause, il releva les yeux au ciel à nouveau, n’ayant pas posé de question du tout. “... Oui donc, étant donné que tu es la seule personne comme…comme toi, en fait, je me demandais si t’aurais pas le souvenir de ce que tu étais?”

Les yeux de Vince se levèrent vers les bois de la dame, avant de redescendre vers ses yeux, alors qu’il souriait d’une manière quelque peu mécanique.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Balthazar



Messages : 1
Date d'inscription : 23/09/2015

MessageSujet: Re: Entre les arbres...   Mer 23 Sep - 21:37

Balth, marchait depuis des lustres dans les bois, il frissonnait et parvenait avec peine à se réchauffer tout comme à se souvenir de ce qu'était le confort. Il en regrettait presque l'âtre chaleureux des cuisines du palais familial. Sa contrée n'avait jamais connu de tels froids et il sentait de moins en moins le courage, qui d'abord l'avait animer comme un flambeau. Plus ses pas s'enfonçait dans les congères de neige, plus un sournois désespoir s'insinuait en lui, comme le froid qui vrillait ses extrémités.

Sans repères il errait, sans chemin, il rongeait son frein. Espérant dans chaque détour percevoir l'étincelle de la civilisation chérie. Le vent toujours plus rapide entre les arbres, sifflait à toute vitesse, emportant dans son sillage, une telle quantité de neige, que même le prince n'aurait pu croire cela possible dû t'il se le faire décrire par le meilleur conteur de la cour. Certes, il avait lu des ouvrages sur les températures des terres du Nord mais jamais, il n'avait imaginer de tels blizzard.

Il se sentait ignare et soudainement bien stupide, d'avoir cru pouvoir affronter les méandres de l'hiver, armé de son seul havresac, sa cape et une unique paire de chausses de cuir huilée. Il était désormais clair que son pays et les traités météorologiques, ne suffisait pas à préparer une telle expédition. La direction de périple aurait dû être au Sud, tout bien réfléchi, songeait-il.

Cette réflexion était trop peu, trop tard.  La neige n'avait de cesse de s'infiltrer entre les interstices de son armure d'un métal cruellement froid, qui n'avait de cesse de lui rappeler sa grande fatuité. Ce qui bientôt pourrait être sa perte. Il avait les lèvres craquelées par le froid mordant et les yeux qui clignaient avec difficultés, en raison de la glace accumulé dans ses cils. Ses yeux coulaient de larmes qui gelaient aussi rapidement, qu'elles apparaissaient au coin de ses yeux. Il devait sans cesse les frotter pour évité de pires souffrances.

La fatigue commençait de se faire ressentir, étendant doucement son empire, sur l'esquif de sa personne perdue, dans un océan infini de poudreuse opaque et cruelle. Cela faisait déjà bien des heures qu'il avait perdu de vu, tout repères dans cette forêt profonde. Nul sentier ou piste ne faisait apparition. Les pensées de Balthazar devenait aussi délétères, que le blizzard forcissait, entre les arbres. La neige lui arrivait presque aux cuisses maintenant, rendant tout pas, plus difficile que le précédent. Un engourdissement désagréable des membres inférieurs rendant la situation presque mortelle, surtout s'il décidais de continuer de marcher.

Le soleil se couchait déjà? À moins que ce ne fût, qu'une illusion narquoise de son imagination, en perdition... Il n'en avait cure, seul comptait le grand sapin aux branches tombantes qu'il venait de voir près de lui. La pensée s'imposait d'elle-même. Il DEVAIT l'atteindre. C'était sa seule chance devant, une tempête de plus en plus glaciale et impitoyable, insensible à ses souffrances. Il trace un chemin laborieux jusque sous les branches du sapin, se ménageant une alcôve, un sanctuaire près du tronc rassurant de l'arbre, enveloppant.

Des ses mains gantés et pourtant transies, il creusait dans la neige un trou dans lequel il fit disparaître l'essentiel de sa personne. S'abritant avec les congères, comme dans un igloo. Alors même qu'il rabattait sa houppelande sur sa tête, en prenant soin de s'emmitoufler de sa cape; il songeait qu'il aurait bien de la chance s'il survivait jusqu'au matin. La peur ne le quittait plus, mais le sommeil prenait possession de l'avant-plan de ses pensées, le faisant ainsi somnoler. Le vent qui sifflait, estompé, par la neige autour de lui, il se laissait bercer par les craquements de l'arbre au-dessus de lui.

Des craquements, des bruissements et même des paroles! Rêve t'il? Est-il mort? La limite est floue. Combien de temps a-t'il dormi? Il ne le sait. Personne ne saurait dire. Il émerge dans une semi-pénombre. Est-ce la nuit? Cela n'a aucune importance.


Balthazar, s’éveillait rapidement aux aguets. Il était rester tel qu'il était au moment où il s'était posé sous cet arbre, sous cette protection, cette divine providence. Le seul changement notable, ses vêtements étaient couverts de tant de givre, qu'il devenait difficile de distinguer, l'homme de la neige. La langue qu'il entendait était douce et calme mais pourtant ses mains figer refusaient de relâcher la hampe figé de sa lance au sol, ainsi fichée. Cette méfiance, si peu coutumière chez-lui, ferait surement la différence entre sa mort et sa survie.

Il voyait maintenant des pieds marcher, sur un sentier, étrange apparition, car en effet celui-ci n'y était pas avant qu'il ne s’assoupit. Ces pieds, d'ailleurs incongrus, semblait devenir un symbole d'espoir pour le prince déraciné. Au moment où ces derniers, passaient devant-lui, il s’ébroua, soudainement incapable de prononcer un mot. La déshydratation ayant eu raison d'une voix qui devait déjà être affaiblie quelques heures avant.

Il fixait les inconnus, aux silhouettes indistinctes dans les rafales de neige. Attendant un signe quelconque... Il songeait qu'il était venu ici trouver une légende et que cela serait bien ironique que ce ne soit elle qui le trouve avant. Son regard restait méfiant et ses mains ankylosées tremblaient légèrement sur la hampe de sa lance couverte de givre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Entre les arbres...   

Revenir en haut Aller en bas
 
Entre les arbres...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Système d'échanges entre villes en mode solo
» [Biblio] Histoire de l'entre deux guerres
» Arbres exotiques [Mod CXL 2011-CXL 2012]
» SUPPRIMER DES ARBRES?
» [RP] Entre Die et Embrun : Aspres

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum Multi RP :: Le Multivers :: Fantasy & Fantastique :: RPs libres-
Sauter vers: