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 Viens et suis-moi.

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Ora



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MessageSujet: Viens et suis-moi.   Mar 14 Juil - 19:26

-Ô et bien tu sais, le temps ne tourne pas vraiment. Les humains n'ont vraiment rien compris. Ce que j'essaie de te dire c'est qu'une horloge ne devrait jamais être ronde. Tu sais, le temps est plus comme une ligne droite qu'un cercle. Le temps devrait plutôt être représenté par une sorte de cadran avec des décimales à l'infini. Non, mais imagine une ligne droite qui ne tourne jamais, comment veux-tu retourner derrière si le temps avance toujours? C'est plus facile à s'imaginer dans un cercle et c'est bien ça le problème! Les humains mélangent tout, ils pensent que le temps tourne, car l'Histoire se répète, mais c'est justement l'Histoire qui tourne et non le temps! Comme si l'Histoire et le temps étaient la même chose! C'est ridicule non? Non? Retourner dans l'Histoire ça reste possible, mais dans le temps, jamais. J'en sais quelque chose, tu le sais ça au moins.

Tourne, tourne comme les aiguilles d'une horloge, amusées par les paroles.

-Regarde, maintenant imagine que le temps tourne et tourne et tourne et que subitement je dois retourner derrière.

Fin: ne tourne plus aiguille. Début: tourne dans l'autre sens aiguille.

-Tu vois? Je te l'avais bien dit. Si le temps tournait, il serait impossible de retourner en arrière sans arrêter, et arrêter le temps, y as-tu pensé? C'est impensable pas vrai? L'Histoire elle tourne, mais elle tourne sur une ligne droite, comme une roue sur une route. Imagine que le temps soit une route et toi une roue. Toi, tu tournes sur le temps, tu avances sur le temps en tournant sur toi-même, alors que moi je ne fais que m'étirer.

Ne plus jamais tourner.

-En fin de compte, ce qui compte vraiment c'est la ligne. L'Histoire c'est l'Homme. L'Homme est sur la Terre, la Terre tourne sur elle-même, la Terre tourne autour du soleil, le Soleil tourne sur lui-même, le Soleil tourne autour d'un système plus grand encore et ainsi de suite! L'Histoire c'est l'Homme, tout ce qui tourne et tournera, en fin, tu vois ce que je veux dire pas vrai? Après tout l'Homme, c'est aussi toi, alors tu tournes n'est-ce pas? Tu tournes comme je m'allonge et c'est très bien comme ça non? Tourner c'est bien, c'est rassurant parce que c'est toujours pareil, que tu sois la tête en bas ou en haut, ta tête est toujours au même endroit. Évidemment ce n'est pas bon pour les surprises, mais au moins ce n'est pas effrayant comme le temps, tu comprends? Moi par exemple je ne vais que dans une seule direction et tout est toujours différent. Ce qui est paradoxal c'est que moi je n'ai jamais le temps de faire quoi que ce soit parce qu’au fond c'est en tournant qu'on prend le temps de faire quelque chose, tu comprends? Dans tous les cas, ce que je veux dire c'est qu'en fait, tourner ou avancer c'est bien.

Regarde comme le monde tourne, regarde comme il avance.

-Tu le sais, avancer sur une route c'est plus facile et une route sans personne pour avancer dessus reste et restera complètement inutile. Ce que je veux te dire par tout ça, c'est que j'ai besoin de toi et toi de moi, mais je n'ai pas le temps de t'attendre tu sais, car moi je dois avancer sans jamais me retourner. Tu le sais, je suis moi et toi tu es toi, alors voilà ma proposition, j'aimerais que tu cours. Cours, poursuis-moi jusqu'au bout de l'Histoire, jusqu'au bout de mon temps, ne me laisse jamais continuer pour rien. Moi, en échange je te permettrais d'avancer sans embûche, sur une route toujours droite, tu orbiteras ta vie sans entrave. Ne me laisse jamais te fuir, rattrape-moi et nous avancerons ensemble, toujours, toujours vers l'avant. Reste avec moi, j'ai besoin de toi, mais je dois maintenant partir et ne jamais m'arrêter, car j'avance, j'avance, j'avance j'avance...
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Alice Duvalier



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MessageSujet: Re: Viens et suis-moi.   Mer 15 Juil - 2:26

Alice regardait la ligne se tracer devant elle, elle ressentait le besoin impérieux de la suivre, de marcher, de courir pour en trouver le sens. La vie lui avait toujours sembler être un cycle, une horloge bien ronde. Alors qu'en réalité, il semblait qu'elle avait eu tort, ce qui importait vraiment, c'était la ligne droite du temps qui définissait l'homme, dans tout ce qu'il avait de plus laid et de plus beau. Elle écoutait son professeur avec attention, Ora avait toujours eu ce désir brûlant d'éveiller le monde à sa compréhension, mais en quoi Alice lui était-elle utile?

Comment pourrait-elle la suivre alors que le temps poursuivait sa course, sans se soucier de rien d'autre que de ce qui l'attendait aux devants, toujours plus loin? Y avait il non seulement un moyen de le rattraper? Alors qu'il devenait de plus en plus évident, que revenir en arrière n'était qu'une chimère, un faux-semblant?

La peur de l'infini, voilà ce qu'elle ressentait en entendant Ora lui confier ses secrets. Elle voyait un chemin sans aucune fin et l'angoisse de ne jamais comprendre ce que son professeur tentait de lui inculquer, à travers l'étirement déroutant du temps. La prenant toujours de plus en plus profondément comme une douleur, comme un manque, un mal de comprendre et d'apprendre. Serait-elle, elle aussi, un jouet inutile, une parodie de la compréhension de son univers, sans cesse tirer vers le bas par son humanité dérangeante?

-Ora, Comment puis-je rester avec toi, alors que tu progresse si vite et si loin de moi? Je suis perdue, comment puis-je apprendre si l'essence de ton enseignement échappe à mon entendement?
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Ora



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MessageSujet: Re: Viens et suis-moi.   Mer 15 Juil - 23:00

-Comme tu es drôle Alice! Tu le sais, je ne ris pas facilement, mais toi tu me fais bien rire. Ce que je veux dire c'est que j'aime ce côté de toi, c'est agréable de rire parfois et sans toi je ne ris pas vraiment, en fin, tu sais. L'important ce n'est pas tant de rire, mais de rire avec des gens qui nous font rire, tu vois, rire tout seul c'est un peu triste et par triste je veux dire que c'est malheureux quand même, un rire doit se partager non? Non? Ce que j'essaie de te dire en parlant de rire c'est qu'au fond tu connais déjà la réponse Alice, tu le sais et je le sais, après tout c'est toi qui ma choisie. Tu vois, je ris encore grâce à toi, c'est drôle parce qu’au fond la seule chose qui t'échappe c'est toi-même, le temps échappe à tout le monde, mais toi, tu sais, il ne t'échappe pas, ou plutôt je ne t'échappe pas. Normalement le problème avec les humains c'est qu'ils pensent tout connaître, mais au fond ils ne connaissent rien d'autre que l'étendu de leur réelle ignorance, mais tu sais, le problème avec toi c'est que toi tu penses ne rien comprendre et c'est pourquoi tu comprends tout, c'est pour ça que tu ma choisi non? Ce que j'essaie de te dire c'est que moi, dans tous les cas, c'est pour ça que j'ai décidé de t'accompagner quand tu m'as choisie, j'aurais pu refuser, je refuse toujours, mais pour toi j'ai accepté. Tu vois, l'histoire peut se répéter, mais le temps lui fonce. Je ne retourne pas derrière, tu ma simplement rattrapée.

Ne jamais ralentir, ne jamais regarder derrière, la vie est devant, la mort est derrière.

-Au fond ce qu'il faut savoir ce n'est pas j'échappe à ta compréhension, mais si toi tu échappes à la mienne. Que ferais-tu hors du temps? Ce que je veux dire par la c'est que si tu de l'Histoire et moi le temps, alors sans toi le temps n'a de raison d'être. Tu me comprends toi Alice, c'est pourquoi j'ai accepté d'être choisie, tu me comprends parce que je te suis liée. Tu comprends, je ne sais pas si j'ai été une bonne professeure ou si j'ai été capable de t'aider à surmonter la vie, il n'est pas à moi de propulser dans vie sur les routes du temps, mais toi Alice tu m'as aidée et tu ma appris qu'en dehors du temps l'Histoire est importante, tu vois Alice, toi tu comprends. Comprends-toi Alice, comprends-toi et tu comprendras le monde comme moi je ne sais pas encore le connaître. Tu sais, tu as le potentiel de dépasser le temps, de voir plus loin que moi, il te suffit d'être ce que tu as toujours été. Tu ma choisie, alors tu as le temps, tu vois, tu as le temps de faire ce que tu veux, d'être qui tu veux, l'Histoire est à toi, tu n'as qu'à me suivre comme tu la toujours fait.

Rien n'existe à l'avant, tout reste à voir, le temps ne se répète pas.

-Tu le sais Alice, mais devant se trouve l'infini et l'infini, au fond, c'est notre destination, les autres sont derrière, mais toi devant. Devant c'est effrayant, tu sais que je le sais, mais devant c'est l'avenir, devant se trouve ton temps. Je marche, mais toi, toi Alice tu cours, tu cours sans cesse, avant que tu me choisie tu courais déjà, tu cours, tu cours, tu cours et moi je marche. Tu n'as qu'à continuer de courir, courir à l'infini, courir à contre-courant, courir contre le temps, courir à ton temps. Le temps n'attend personne Alice et tu dois me suivre, tu comprends, au fond tu comprends. Ce que je veux te dire par la c'est que ma proposition ne concerne que toi, je sais que tu peux courir, alors cours vers moi encore et encore et encore.

Boucle la boucle, la route, elle est devant.

-Si savoir c'est pouvoir, alors Le Savoir c'est Le Pouvoir, fonce. Je n'attends pas, mais je sais tendre la main.
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Alice Duvalier



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MessageSujet: Re: Viens et suis-moi.   Ven 17 Juil - 1:10

Il était vrai de dire qu'elle l'avait choisie depuis toujours, elle avait ce sentiment que sa place était au côté de Ora. Si Alice devait jamais expliquer à quiconque ce choix elle pourrait dire tout comme Ora l'avait dit, qu'elle était auprès parce que cette dernière la faisait rire par moments. Elle comprenait tant de choses mais oubliait l'essentiel du paysage autour du chemin qu'elle empruntait.

Au fond, peut-être était-ce vrai qu'elle-même, Alice comprenait plus que quiconque ce que l'avenir pouvait devenir alors qu'Ora empruntait le chemin pour courir et rechercher une vérité qui ne pouvait être trouvé mais plutôt vécue? L'infini de ce chemin ne faisait pas vraiment peur au fond c'était se poser la question éternelle qui creusait ce vide, cette terreur de l'inconnu pourtant si familier.

-Ora, je suis tout à fait disposer à te suivre ou que tu aille. Je sais des choses qui t'échappe, peut-être alors la vraie connaissance est la capacité de transmettre, sans partage, nos doutes et nos questions. Peut-être que poser la question, c'est résoudre une partie du dilemme latent. Tu suis ton cours et moi j'ai soif de connaître, d'apprendre et d'accepter le temps dans son infinité de possibles. Je devrai surement ralentir pour toi, si vraiment je cours si vite que je te devance! Je te fais rire tu disais, moi tu me fais réfléchir. Je n'ai nulle certitudes mais ce que je sais, c'est qu'on ne sait jamais!

Réaliser cette impuissance, cette ignorance immuable, semblait dans sa réflexion lui donner, une vison soudainement plus globale que jamais. Elle envisageait alors, que l'obsession de l'homme pour l'histoire pouvait subitement, être la cause de tous ces problèmes. Si l'obsession de l'homme, au fond, le menait sans cesse, dans la direction opposé au véritable pouvoir, à l'inverse de la véritable compréhension, du temps et de son incidence sur l'histoire? Alors, elle était surement la seule jeune femme en mesure de pouvoir réellement exercé un empire sur le temps ainsi que sur sa façon de se déroulé pour elle.

-Suis-je si spéciale au point de pouvoir te dire à toi, manifestation à l'apparence humaine du temps, que je suis plus consciente que toi de ton incidence sur notre monde et des implications que cela apporte?! Suis présomptueuse au point de prétendre mieux te comprendre que toi-même, tu ne pourrais jamais y arriver? Cela me fait peur de te suivre et de faire confiance à mes pensées qui s'engluent dans les méandres de l'histoire du temps. J'ai besoin d'un guide tout comme tu semble avoir besoin d'une amie et d'une enseignante. Le poids de tes certitudes sur mon potentiel, m'étouffent comme le linceul qui finiras d'avoir raison de moi un jour. Au terme de mon voyage, de notre voyage que serons-nous devenus?
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Ora



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MessageSujet: Re: Viens et suis-moi.   Ven 17 Juil - 7:36

-Alice, je sais que tu le sais, mais tu vois, ce que je sais n’est pas encré dans le passé, dans le présent ou dans le futur. Ce que je veux dire c’est qu’en fait je ne m’arrête jamais, la vie, le monde lui il me suit, moi je suis toujours devant, logiquement je serais quelque part dans le futur, mais toi tu le sais, ce n’est pas vraiment le cas pas vrai? Quand on y pense pourtant un humain normal serait sûrement porté à dire que si je suis toujours devant alors je suis dans le futur, mais les humains se trompent plus souvent qu’ils ont raison simplement parce qu’ils pensent avoir raison, mais pas toi, tu sais, au fond, tu sais parce que tu ignores que tu le sais, mais moi je te le dis, c’est faux. Ce que j’essaie de te dire c’est que c’est fondamentalement impossible d’être dans le futur pour le temps, en fait le temps n’est jamais nulle part, ce qu’il faut comprendre c’est qu’il se trouve que le monde est sur le temps. Tu sais, je le sais, mais le temps n’est pas omniscient, le temps n’est pas partout, le temps est la route sur laquelle le monde se trouve, c’est le monde qui est partout dans le temps, pas le temps qui est partout dans le monde. Alors tu vois, si le monde n’est pas encore rendu dans le futur, ce qui est impossible, tu le sais, alors je ne peux être dans le futur. Si rien ne s’est encore produit dans l’histoire, on ne parle pas certainement pas de futur. Le futur c’est ce que les gens pensent être devant, il faut pardonner aux humains Alice, je connais des dieux pas plus futés, mais toi tu n’es pas comme eux, toi tu sais. Ce que je veux te dire au fond, c’est que le passé et le futur ne sont pas du temps. Le passé c’est l’Histoire, le futur c’est ce que l’Histoire aimerait, tu sais Alice, seul le présent est de moi, mais je vais plus vite que lui et alors je me retrouve au-devant, dans le vide, pas dans le futur, mais bien dans le vide. Ce que je veux te dire Alice, c’est que si quelque chose ne s’est pas produit, alors il n’existe pas plus pour moi même si je suis devant, le temps et l’Histoire sont deux choses très différentes et qui ne se touchent que très brièvement. Honnêtement Alice, tu sais, le seul moment ou le temps touche l’histoire c’est quand le présent devient le passé et à l’instant même qu’on pense à peut-être faire quelque chose, on est déjà dans le passé, mais c’est impossible d’être dans le passé, car le temps s’écoule également partout et pour tout le monde, alors au fond, les gens ne sont jamais que prisonnier du temps qui passe et de l’Histoire qu’ils écrivent eux-mêmes. L’Histoire c’est l’Homme et moi je ne suis pas l’Homme, mais toi oui, alors toi tu comprends. Au fond, les choses sont ce qu’elles sont et c’est bien comme ça. Mais tu sais Alice, même si c’est bien comme ça, ce que je veux te dire, c’est qu’à l’image du présent je suis fugace tu comprends? Je ne suis pas loin devant, mais juste assez pour être nulle part, c’est effrayant être nulle part, les humains pensent que je suis partout, mais au fond je ne suis jamais vraiment la. Ce qui est plutôt amusant, je sais que tu vas trouver ça amusant, mais c’est pour ça que le temps n’a jamais le temps, bref ce que je veux te dire c’est qu’on peut seulement aller vers l’avant, courir c’est vraiment la seule chose à faire, dès que le passé te rattrape, c’est la fin, c’est la mort, la mort Alice, la mort tu comprends? Le passé c’est la mort et le présent fuit rapidement vers le passé. Tu le sais, tout à une fin, tout, même la mort à une fin, tu sais, les dieux, le monde, je viendrais à bout de tout, le temps viendra à bout de tout, rien n’échappe au temps, un jour le passé rattrape tout le monde, tout le monde sauf le temps. Je ne peux pas me rattraper moi-même non? Non? Certains cours plus vite que d’autre et reste avec moi plus longtemps, mais aussitôt qu’il me quitte… C’est la fin, la fin de tout, la fin de nous. Mais toi tu cours Alice, tu cours pas vrai? Tu cours vite, tu cours plus vite que moi et un jour tu me dépasseras, c’est ce que je te dis, j’ai confiance en toi. Tu me demandes ce qui arrivera de nous, mais au fond, tu le sais, je le sais et tu le sais, nous le savons toutes les deux. Je ne peux pas voir l'avenir, l'avenir c'est ce qui adviendra de l'Histoire, c'est ce qui adviendra de toi et non de moi. Ce que j'essaie de te dire depuis le début en fait c'est que le temps est la seule chose que le temps ne finira pas par projeter dans le passé, jamais je ne pourrais me dépasser moi-même, sa serait illogique et contre nature, mais toi Alice, toi tu es différente, toi tu n'es pas le temps, toi tu ignores que tu sais tout, alors tu continu de courir et de courir et de courir sans cesse, sans jamais te retourner, sans jamais regarder derrière, toi tu le sais ce qui adviendra de nous. Je ne peux voir le futur, mais toi, toi tu peux, toi tu me dépasseras, tu dépasseras le temps et tu verras au-delà de moi, au-delà de l'Histoire, de l'espace et du temps. Tu vois Alice, tu me fais toujours rire, toujours et c'est vraiment ce que j'aime le plus chez toi. De tous ceux que tu pouvais choisir, c'est moi que tu as choisie et j'ai accepté. Tu sais pourquoi j'ai accepté Alice? Au fond, tu sais la réponse comme je sais la réponse, j'ai accepté parce que toi Alice, toi tu me dépasseras et je serais du passé. Tu seras ma mort Alice, toi seule sauras me dépasser et me laisser dans le passé, c'est pour cela que tu m'as choisie et c'est pourquoi j'ai accepté non? Non? Tu seras moi et je serais toi, nous serons nous et nous serons vous, ils seront nous et nous serons toi et toi tu seras moi. Ce que j'essaie de te dire en fait c'est que moi je ne suis peut-être que moi, mais toi tu possèdes toute l'histoire et bientôt toute cette histoire sera toi et bientôt, bientôt tu me dépasseras aussi et tu seras tout. Viens, suis-moi, jusqu'au bout du temps, la où nous auront le temps de prendre notre temps.
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Alice Duvalier



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MessageSujet: Re: Viens et suis-moi.   Dim 19 Juil - 20:16

-Alors si même la mort à une fin et que toi et moi serons un, cela veut-il dire que je serai le temps un jour ou bien serais-je beaucoup plus? Cette décision est-elle mienne? Pour faire qu'une avec toi, dois-je forcément te détruire? J'aimerais tant que ce ne fut pas le cas. Mais je le sent en moi que cela ne peut en être autrement. Je suis triste et à la fois excité de voir que je suis en train de devenir une part du temps, car c'est bien ce que tu est le temps n'est-ce pas? J'ai cette impression que si je deviens cette personne qui est plus que toi, je verrai alors le futur que les autres ne peuvent voir sans l'aide des narcotiques ou de la folie. Je suis subjuguer par cette information et je n'arrive pas appréhender l'implication d'un tel don. Je t'ai certes choisie mais si je devais courir au-devants toujours ne serais-je pas éventuellement.

Si je te fais rire c'est une bonne nouvelle mais ne devrais-je pas te faire pleurer aussi? Après tout je serais ta fin et si jamais nous atteignons cette endroit où nous aurons le temps de prendre le temps, tu t'éteindras et ensuite? Que devrais-je faire? À qui je pourrais raconter mon histoire, notre histoire? Je serai seule et abandonné... Je ne veux pas être seule je veux être avec toi toute une vie durant. Je ne veux pas que tu sois du passé pour moi. Pourquoi moi plus qu'une autre personne? Suis-je réellement ce que je pense être? Je reste Alice Duvalier mais si j'étais plus que cela est-ce que ce que j'ai déjà été restera une fois que je courrais dans cette direction qui m'attire vers toi.Je suis craintive, je veux vivre et exister mais aussi rire, pleurer et courir n'est-ce pas une activité très solitaire? Je ne veut pas d'un monde sans toi, je me meurt sans toi dans ce que je m'imagine de mon avenir, de notre avenir. Tu est mienne, comme je suis tienne! Si tu m'a choisie alors moi aussi, je t'ai choisie de mon propre gré je l'espère. Je suis prête à vous suivre mais promettez moi une chose. rassurer moi, nous avons un vrai objectif à atteindre qui est autre que votre mort ?
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Ora



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MessageSujet: Re: Viens et suis-moi.   Dim 10 Juil - 18:47

-Ô Alice! Je sais que tu le sais, que nous le savons toutes deux, mais la mort n’est pas une fin en sois. Ce que je veux dire Alice, c’est que la mort ne nous appartient pas, n’y à toi, n’y à moi, la mort est à la mort ce que la vie est à la vie! Tu comprends Alice, ce que j'essaie de te dire c’est que nous n’avons pas le temps d’avoir le temps d’être mort. En vérité, ce qui est drôle et je sais qu’un jour toi aussi tu vas trouver ça drole, mais la mort n’est jamais la fin de rien, mais plutôt le début de toi, je connais la Mort Alice, tu ne le sais pas encore, mais moi je le sais, la Mort au sens propre de ce qu’elle est, reste bien différente de son sens qui se suspend dans le temps, dans mon temps Alice, en moi. Quand tu m’auras dépassé Alice, quand finalement tu seras au-devant du temps, au-delà de de moi, je serais finalement du passé, je serais morte Alice, morte mais suspendu. Ce que j’essaie de te dire depuis le début Alice, c’est que tu ma choisie et que je t’ai choisi car seul toi peut m’arrêter de courir, seule toi peut me suspendre dans mon temps et me plonger sur cette route qui sera alors mienne, et qui éventuellement, tu le sais Alice, du moins, je sais que tu le sais, ne sera plus tienne, car tu sera au devant de cette route, devant moi, quelque part dans le vide, mais à une distance de main, tel l’Histoire qui roule sur la route qu’est le temps, tu m'entraîneras à ta suite, mais sans que je tournes. Car tu le sais Alice, je le sais et nous le savons, je serais suspendu, à jamais hors du temps, à jamais hors de moi, hors de toi. Je te dis cela pour te faire comprendre que tu ne seras jamais seule Alice, sans peine, il ne vaut pas la peine de prendre la peine de se faire de la peine. Ce qu’il faut comprendre, ce que tu dois comprendre, ce que tu comprends déjà, c’est qu’au fond Alice, même morte je serais toujours avec toi, l’Histoire ne meurt pas Alice, l’Homme meurt, mais pas le temps, le temps ne s’arrête jamais, même suspendu le temps n’est jamais que le temps et ne seras jamais le passé. Ce que j’essaie de te dire Alice, c’est que je serai toujours dans ton Histoire, alors même que je n’en fais pas parti, déjà tu me changes Alice, tu me changes car je ne suis pas immuable, je suis simplement rapide, mais toi, tu l’es encore plus, tu courbes ma ligne, tu le défini, l’indication à suivre pour la route que je suis, que nous sommes Alice. L’important dans tout cela Alice, c’est de courir, de courir sans jamais s’arrêter, je te l’ai dit Alice, tu le sais, certains cours plus vite que d’autre, mais la vitesse n’est pas la seule chose à retenir, me dépasser c’est disparaître dans le vide, mais tu sais Alice, l'endurance est ce qui te maintient. Si je me suspend, rien ne prévoit que je vais m’arrêter, le temps ne s’arrête pas Alice, je serais morte au sens de mon concept, de l’idée que je représente, celui de la vitesse, le temps, c’est la vitesse Alice, la vitesse à laquelle l’univers se déplace, mais ta force Alice, ta force, nous le savons, c’est de pouvoir m’avoir à la longue. Le temps s’étire Alice, pour certain je suis lente, pour d’autre rapide, ma vitesse fluctue, mais pas la tienne, ton endurance nous maintiens, ton endurances est la clé, car tu viens de l’Histoire Alice et moi du temps, car je suis le temps, car je ne suis que la vitesse et non l’endurance. Tu sais Alice, je régis beaucoup de chose, les loi de l’univers se base sur ce qu’on croit être ma vitesse véritable, mais au fond, tu le sais et je le sais, je régis des choses que je ne suis pas. Je régis certes l’Histoire, mais je ne suis pas l’Histoire, je ne suis pas comme toi et tu n’es pas comme moi et c’est pourquoi tu seras complète, plus que je ne le serais jamais, l’Histoire plus rapide que le temps, le futur entre tes mains, le rêve au creux de tes mains, pas de mes mains Alice, mais de tes mains à toi. Ce que j’essaie de te dire en fait, c’est que la question à se poser Alice, n’est pas de savoir si tu dois me faire rire ou pleurer, non Alice, je te le dis, la question Alice est plutôt de savoir s’il faut pleurer sur mon sort, sur le sort du temps? Tu le sais Alice, tu m’as toujours fait rire, le rire c’est joyeux Alice, joyeux donc heureux. Je ne suis pas malheureuse Alice, car tu m’as trouvée, car je t’ai acceptée comme tu m’as acceptée, tu sais Alice, ce que je veux te dire, c’est qu’être le temps, c’est être seule et qu’être seule ce n’est pas très drôle Alice, mais avec toi, ce que je veux te dire, c’est qu’au fond, je ne suis plus seule, je ne suis plus seule et donc heureuse et donc pas malheureuse, alors tu sais, véritablement, rire est ce que j’aime le plus de toi, rire pour ne pas être seule, Il te faudra rire comme je ris Alice, nous devrons rire, que jamais, même suspendu, l’HIstoire n’oublie le sens de tout ceci, que jamais l’Histoire n’oublie ce qui nous unis. Ce que je veux dire c’est que les pleures ne sont que le résultat de l’absence de nous, mais même suspendu Alice, l’HIstoire n’oublie pas le nous, les Hommes oublies Alice, mais pas le temps et toi non plus Alice, toi non plus. Tu me demande si tu ne devrais pas me faire pleurer, mais tu sais Alice, les amis font aussi pleurer leurs amis, mais toi Alice, tu n’es pas simplement mon amie, tu es ma compagne, tu es une force, celle qui me suspendra, alors ne pleure pas pour moi, ne pleure pas pour le temps Alice, car le temps n’auras pas le temps de pleurer pour toi. Je le sais, tu le sais, tous le monde le sais, mais ce qu’il y a de plus triste que de pleurer, c’est de n’avoir personne à pleurer, être seul Alice, c’est de n’avoir personne à pleurer. Tu n’es plus seule et je ne suis plus seule, plus jamais le temps ne seras seul, mais tu dois savoir Alice, tu dois savoir ce que je sais et ce que je sais, c’est que le temps ne peux que continuer, les pleurs sont au passé Alice et même si tu as une personne, ou une chose, ou un concept à pleurer, ne pleurs pas pour lui, car pleurer signifie que tu auras perdu ce qui nous unis et alors tu seras seule et cela Alice, cela sera encore plus triste que de me pleurer, alors fonce Alice, fonce jusqu’au bout du temps, au bout du monde hurlant, de notre univers haletant, au-delà de ton corps brulant, vas par-delà tes pleurs bouillants et le temps te fera présent d’être présent dans ton présent.
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Alice Duvalier



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MessageSujet: Re: Viens et suis-moi.   Jeu 28 Juil - 6:40

Symbiose, Ora devient vortex et s'ouvre comme Pandore.

-Alice! Alice! Ma chouette reviens!

Les arbres et le trottoir défile si vite et la joie l'envahi en profondeur, le vent sur sa peau, lui donne la chair de poule et la lumière du soleil se confond avec le tapis de feuilles mortes sur le sol. Rouge, jaune, brun. Tant de couleurs qui se confondent dans leur palettes polychromes. Composant du même coup une fresque unie.

La voix se fait distante et les pensées de la fillette tournoient aussi vite que les rayons des roues de son tricycle rouge! Un rouge ardent comme les buissons de l'allée. Elle roule, si vite que son  environnement n'est qu'image floue, comme de multiples points de fuite. Puis, au détour du sentier, tout s'arrête et dans un instant d'éternité tout se fige, picturale la scène en est comique!

Au loin, derrière la petite fille, une mère aux abois, joues rougeâtre d'efforts dans la course, rayons de soleil éclatant, qui gomme le paysage autour de la voie rectiligne. Puis au devant, toujours plus loin, d'abord, un caillou coincé dans une roue et une monture de tôle cambrée, qui propulse toujours plus loin devant une petite femme, elle vole. Bras étendus, regard niais, à la fois innocent et surpris. Elle voit loin et entrevoit une silhouette qui n'aurait guère dû être aussi proche, comme un mirage, elle ne peut y être. D'ailleurs, la fillette ne l'a pas vue, tout à son vol qu'elle est! 

Rouge.

Sa pique, sa brûle. Un goût salé sur des lèvres frêles et tremblantes!

-Ma puce tu vas bien?!!

Puis des bras rassurant autour d'épaules qui soubresautent.

***
L'éternité, quel étrange concept non? Comment appréhender sa distance ou sa vitesse ? La vitesse de la lumière suffit-elle à tout expliqué? Et que dire de ces trous de vers? Ou encore de l'étonnante symétrie de la nature? Et le génome humain, si complexe qu'il a fallu un super ordinateur pour en décrypté que la pointe d'une plus grande vérité encore enfouie, stupéfiant!

Bien sûr, Denis, ne pouvait pas s'adresser ainsi à ses étudiants, après tout il enseignait la géométrie à des jeunes en sixième du primaire. Quelle déception! Mais, il y avaient des exceptions n’est-ce pas ? Comme ces anomalies dans les probabilités, un échantillonnage de génie. Qu'aurait-il fait sans Marc, Coralie et Alice? Sa lui rappelait sa propre jeunesse une insouciance, apparenté à un chemin clair et rectiligne, tant et tant de couleurs formant une toile monochrome qui...

Rouge.

***
Tic, tac, tic, tac, tic, tac ... Des paupières clignent en rythme, sur une harmonie composé de deux accords, qui semblent presser le temps de courir au devants de grands soucis. La vie rattrape Ali ou bien est-ce l'inverse? Au rouge du souvenir remémoré se superpose une réalité, qui scénarise et orchestre le grand mouvement huilé de l'horloge de l'académie dans laquelle, Duvalier devrait se trouver. Mais où était-elle ? Était-elle non seulement partie? Ou bien a t'elle voyager autrement, dis-le moi lecteur, à moins que lectrice tu ne sois? Ce qui me ramène à cette fameuse journée où...

SNAP! SNAP!

Font, une paire de doigts près de mon oreille droite. Je sursaute, oh j'ai dû en oublier mes élèves à qui je devait... Non, non, je faisais du ticycle, «Ticycle? », euh... Mais qu'est-ce que je me raconte là? Mon regard se pose sur ma prof de math Ora, qui, qui ... Puis sa me frappe de plein fouet!

Alice comprends! Elle les sent, les touchent, les perçoit. Des points de fuites, partout, ténus. Elle clignent des yeux, une fois, c'est flou, deux fois, c'est mieux, trois fois, le vortex n'est plus. Elle baille un grand coup et puis on entend une voix qui lui chuchote de se concentrer. Sa lui revient, c'est la troisième fois cette semaine! Duvalier devient folle ou bien, c'est comme si elle avait été PARTOUT, en même temps, à tous les temps pendant quelques instants?!

Le cours de sa pensée s'interrompt en même temps que le dernier «TIC!» de l'horloge murale. La cloche retenti, c'est l'heure, elle le pressent. Oui, mais l'heure de quoi?

La réalité lui semble tout à coup bien morne. Ses regards équivoque avec Ora, à la sortie de son cours lui donne l'impression qu'il n'y a rien de plus présent que le présent tel qu'elle a pu le concevoir pendant un instant. Ora sait! Elle sait et cette pensée, secrètement la rassure et raffermit sa volonté.

-À présentement mademoiselle Ora!, lui dit-elle affablement de ton, ponctué d'une lueur de gravité dans la prunelle.

On jurerait que sa langue à fourcher mais il n'en ait rien, car elles le savent. Sourire complice et secret. Une langue qui passe sur des lèvres.

Rouge.
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